Rechercher
Rechercher

Liban - Éclairage

Le « signal de déblocage » viendra-t-il de New York ?

Sans avoir dissipé toutes les ambiguïtés qui ont marqué ces deux derniers mois la crise politique, les révélations du Premier ministre au sujet de la médiation syro-saoudienne ont brisé la phase d'immobilisme dans lequel s'enlisait le Liban, et relancé la lutte politique sur de nouvelles bases. La mauvaise foi de la campagne de l'opposition contre Saad Hariri éclate enfin au grand jour, sans qu'on ne s'explique toutefois pourquoi le Premier ministre a tant tardé à sortir de son silence.
Dans les cercles diplomatiques arabes et occidentaux, on critique l'aveuglement d'une opposition qui sacrifie les intérêts de la population, pour faire pression sur le Premier ministre et exiger de lui rien moins qu'un suicide politique. Ce faisant, soulignent ces cercles, l'opposition fait preuve d'une inconscience totale, sachant aussi que l'administration libanaise souffre d'un manque d'effectifs flagrant, avec plus de 60 % de postes vacants en moyenne. Certains d'entre eux la soupçonnent même de vouloir paralyser l'État, pour l'empêcher de répondre aux sollicitations du Tribunal international.
Une même indignation se manifeste dans les milieux économiques et syndicaux, qui ont annoncé à de multiples reprises leur intention de manifester pour obliger l'État à tenir compte des intérêts de la population. Ces milieux jugent qu'il est « inadmissible » pour le pays de végéter, en attendant une solution venue d'ailleurs. Ces tergiversations - qui reculent régulièrement la date de la publication de l'acte d'accusation, et lui fixent des échéances invraisemblables - sont le signe éclatant de la légèreté avec laquelle l'opposition considère les intérêts de la population. La dernière de ces échéances, soulignent ces milieux, a été fixée au 15 janvier.
Désormais, affirment les milieux diplomatiques, les choses sont claires : la balle est désormais dans le camp du 8 Mars et il faut garder l'œil sur les initiatives qu'il pourrait prendre pour savoir où l'on va, et agir en conséquence.
Mais auparavant, il faut attendre que l'opposition soit convaincue que Saad Hariri n'a plus rien à donner. Combien de temps ? Cela dépend du degré de désinvolture dont elle fait preuve à l'égard des Libanais. Selon un haut responsable, l'opposition serait sur le point de réaliser qu'elle ne peut plus obtenir grand-chose par le biais de ses campagnes médiatiques et ses pressions, et qu'elle va devoir composer. Ce « miracle » devrait être attendu vers la fin janvier. Il coïnciderait avec l'arrivée au Liban d'un haut responsable saoudien et un forcing français.
En attendant, les observateurs garderont les yeux braqués sur New York, où Saad Hariri doit rencontrer le roi Abdallah et Hillary Clinton, en espérant que cette visite contribuera à donner « le signal du déblocage ».
Sans avoir dissipé toutes les ambiguïtés qui ont marqué ces deux derniers mois la crise politique, les révélations du Premier ministre au sujet de la médiation syro-saoudienne ont brisé la phase d'immobilisme dans lequel s'enlisait le Liban, et relancé la lutte politique sur de nouvelles bases. La mauvaise foi de la campagne de l'opposition contre Saad Hariri éclate enfin au grand jour, sans qu'on ne s'explique toutefois pourquoi le Premier ministre a tant tardé à sortir de son silence.Dans les cercles diplomatiques arabes et occidentaux, on critique l'aveuglement d'une opposition qui sacrifie les intérêts de la population, pour faire pression sur le Premier ministre et exiger de lui rien moins qu'un suicide politique. Ce faisant, soulignent ces cercles, l'opposition fait preuve d'une inconscience totale, sachant aussi que...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut