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Liban

Les parents de Wissam Eid attendent du TSL « la vérité »...

Cela fait trois ans que le colonel Eid a été assassiné. Il en savait sûrement trop.

« Nous savions qu'il finirait par être tué. »
Interrogée par l'AFP, la mère de Wissam Eid, l'officier des FSI qui enquêtait sur l'assassinat de Rafic Hariri, espère que le tribunal de l'ONU va également faire toute la lumière sur le meurtre de son fils.
Le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), créé par l'ONU en 2007 pour identifier et juger les organisateurs de l'attentat qui a coûté la vie en 2005 à l'ancien Premier ministre Rafic Hariri et à 22 autres personnes, doit publier prochainement son acte d'accusation. Beaucoup s'attendent à une mise en cause du Hezbollah - d'après la télévision publique canadienne CBC, les preuves impliquant le parti de Dieu proviennent d'un examen détaillé d'appels téléphoniques montrant que des responsables du Hezbollah ont communiqué avec les propriétaires de portables utilisés pour coordonner l'explosion fatale.
Le commandant Wissam Eid, l'un des principaux analystes en télécommunications au sein des FSI, est considéré comme celui qui a fait parler les relevés téléphoniques, permettant aux enquêteurs internationaux, avec lesquels il collaborait, de remonter jusqu'au Hezbollah. Il a été tué le 25 janvier 2008 dans l'explosion de sa voiture, piégée par une bombe, non loin de Beyrouth.
« Je m'attendais à ce qu'il soit tué le soir du Nouvel An - mais ils me l'ont laissé 25 jours de plus », dit sa mère, Samira. « Dès que j'ai entendu parler de cet attentat, un samedi matin, je savais que c'était lui », ajoute-t-elle, essuyant ses larmes.
La maison familiale à Deir Ammar, au nord de Beyrouth, est un mausolée à la mémoire du policier mort à l'âge de 31 ans, dont le regard intense scrute les visiteurs dès l'entrée de la bourgade, sur d'immenses affiches.
Trois ans après sa mort, ses parents ne savent toujours pas qui est derrière l'attentat. Comme de nombreux Libanais, ils sont suspendus à l'acte d'accusation du tribunal, espérant qu'il permettra aussi de déférer devant la justice les assassins de leur fils.
Le commandant Eid avait mis sur pied l'unité d'analyse des communications de la police libanaise et il était depuis des années chargé des crimes les plus complexes. À partir de 2005, il a dirigé une équipe chargée de surveiller des groupes proches d'el-Qaëda et d'enquêter sur les assassinats de neuf personnalités antisyriennes et d'un général. « On savait très bien sur quoi Wissam travaillait, même s'il n'en parlait jamais, précise sa mère. Pendant environ un an avant sa mort, il y avait toujours des gardes devant la maison. »
Wissam Eid avait été la cible de menaces et de deux attentats à la bombe en 2007. Son patron, Samir Chehadeh, a survécu à un autre attentat qui a coûté la vie à quatre gardes du corps. « Nous savions qu'il était menacé », insiste sa mère, qui le décrit comme « un moraliste, jusqu'au bout des ongles ».
Il n'en reste pas moins que le père du jeune officier, lui-même ancien enquêteur des FSI, reste confiant. « Ce cas est entre les mains de la communauté internationale et il a été rendu public », souligne Mahmoud Eid. « On ne pourra plus enterrer la vérité », assure-t-il.
« Nous savions qu'il finirait par être tué. »Interrogée par l'AFP, la mère de Wissam Eid, l'officier des FSI qui enquêtait sur l'assassinat de Rafic Hariri, espère que le tribunal de l'ONU va également faire toute la lumière sur le meurtre de son fils.Le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), créé par l'ONU en 2007 pour identifier et juger les organisateurs de l'attentat qui a coûté la vie en 2005 à l'ancien Premier ministre Rafic Hariri et à 22 autres personnes, doit publier prochainement son acte d'accusation. Beaucoup s'attendent à une mise en cause du Hezbollah - d'après la télévision publique canadienne CBC, les preuves impliquant le parti de Dieu proviennent d'un examen détaillé d'appels téléphoniques montrant que des responsables du Hezbollah ont communiqué avec les propriétaires de portables utilisés...
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