« Mémoire arménienne », une œuvre d’une grande portée humaniste
Un livre de photos, grave et émouvant, pour un rappel de l'histoire, de Vartan Dérounian.
OLJ /
le 28 décembre 2010 à 23h27
En devanture des librairies, Mémoire arménienne - photographies du camp de réfugiés d'Alep, 1922-1936 (Presses de l'Université Saint-Joseph, 127 pages). Vartan Dérounian (1888-1954) est l'un des plus grands photographes arméniens du Proche-Orient de l'entre-deux-guerres. Ses albums, d'inspiration orientaliste consacrés aux paysages et monuments archéologiques d'Antioche et d'Alexandrette ou à la vie dans la steppe syrienne, l'ont tôt rendu célèbre. Il n'en a pas pour autant ignoré ses attaches arméniennes. Les 72 photographies reproduites dans cet ouvrage sont une sorte de reportage sur le vif qui s'étale sur une bonne quinzaine d'années. Chacune d'entre elles conte à sa manière une histoire ; celle de ces réfugiés arméniens arrivés en Syrie au début des années 1920, comme par miracle. L'intensité émotionnelle qui s'en dégage, liée à une parfaite maîtrise de l'art de la photographie en font une œuvre d'une grande portée humaniste. Ce reportage présente le camp de réfugiés d'Alep, de la misère noire des débuts jusqu'à la construction de nouveaux quartiers, mettant en scène le quotidien d'une humanité déracinée qui travaille à sa réinsertion dans une société dont elle ne connaît pas encore la langue. Tout en conservant néanmoins son héritage ancestral. À travers ce travail, d'un dépouillement saisissant, Vartan Dérounian s'emploie en toute conscience à inscrire dans le temps ce lieu de mémoire dont il se fait le grand passeur. Deux spécialistes de l'histoire du génocide et des réfugiés arméniens, Raymond Kevorkian et Vahé Tachjian, situent le contexte dans lequel ont vécu ces réfugiés.
En devanture des librairies, Mémoire arménienne - photographies du camp de réfugiés d'Alep, 1922-1936 (Presses de l'Université Saint-Joseph, 127 pages). Vartan Dérounian (1888-1954) est l'un des plus grands photographes arméniens du Proche-Orient de l'entre-deux-guerres. Ses albums, d'inspiration orientaliste consacrés aux paysages et monuments archéologiques d'Antioche et d'Alexandrette ou à la vie dans la steppe syrienne, l'ont tôt rendu célèbre.Il n'en a pas pour autant ignoré ses attaches arméniennes. Les 72 photographies reproduites dans cet ouvrage sont une sorte de reportage sur le vif qui s'étale sur une bonne quinzaine d'années. Chacune d'entre elles conte à sa manière une histoire ; celle de ces réfugiés arméniens arrivés en Syrie au début des années 1920, comme par miracle.L'intensité émotionnelle...
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