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Liban - Conférence De Presse

Pour Hariri, les propos de Khamenei n’auront pas d’effets sur l’initiative syro-saoudienne

Aux côtés de son homologue bulgare, Boïko Borisov, le Premier ministre rappelle que, sur le TSL, l'Iran a sa position et le gouvernement libanais la sienne...

Tournée au port de Beyrouth. Photos Dalati et Nohra

Le Premier ministre, Saad Hariri, a de nouveau réagi hier aux derniers propos du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, qui avait jugé devant l'émir du Qatar que toutes les décisions du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) seraient « nulles et non avenues ».
« Nous avons discuté de tous les dossiers lors de ma visite à Téhéran. Chacun a son point de vue, cela reste la position de l'Iran et sayyed Khamenei est libre de penser ce qu'il veut, nous le respectons, mais nous, en tant que gouvernement libanais, avons notre propre position sur la question. Les résolutions internationales restent les résolutions internationales et j'espère que tout le monde œuvrera pour la stabilité de la région », a ainsi affirmé Saad Hariri en réponse à la question d'un journaliste, précisant que les propos du leader iranien « n'affectent pas l'initiative syro-saoudienne. Elle est très positive et les choses progressent, même si ce n'est pas aussi rapidement que certains le voudraient », a-t-il dit.
Le Premier ministre s'exprimait au cours d'une conférence de presse conjointe avec son homologue bulgare Boïko Borisov, qui a suivi une réunion de travail à laquelle participaient notamment, du côté libanais, les ministres Ali Chami (AE), Raya el-Hassan (Finances), Fady Abboud (Tourisme), Mohammad Safadi (Économie) et Jean Oghassabian, ministre d'État. Les deux parties ont signé deux accords, l'un portant sur la coopération touristique et l'autre sur la protection et la promotion des investissements dans les deux pays.

Beyrouth-Sofia
« Les accords signés aujourd'hui confirment l'évolution des relations entre le Liban et la Bulgarie dans la bonne direction », a dit Saad Hariri, indiquant avoir évoqué les défis politiques et économiques communs rencontrés par le Liban et la Bulgarie, et les moyens de coopérer pour y faire face. « L'emplacement géographique de la Bulgarie, qui en fait un voisin de notre région, et son adhésion à l'Union européenne lui permettent de jouer un rôle important, en particulier dans le renforcement de la stabilité au Moyen-Orient », une stabilité introuvable « tant qu'Israël continuera de refuser aux Palestiniens le droit à retourner dans leur propre État indépendant avec Jérusalem pour capitale. La position radicale d'Israël envers l'initiative de paix arabe basée sur la conférence de Madrid génère de l'extrémisme et nourrit le terrorisme contre les régimes modérés de la région », a insisté le locataire du Sérail.
Quant au Premier ministre bulgare, il a commencé par espérer que Beyrouth et Sofia trouveront « des solutions à certains des petits problèmes que nous avons hérités du passé. Cela aidera à accroître les échanges commerciaux entre la Bulgarie et le Liban », a-t-il dit, réitérant son soutien au processus de paix dans la région.
« Je crois qu'après votre visite en Bulgarie et ma visite aujourd'hui à Beyrouth, il y aura des possibilités pour le développement de nos relations au profit de la politique étrangère et économique des deux pays », a déclaré Boïko Borisov.
Interrogé sur une possible amélioration des échanges commerciaux bilatéraux, le Premier ministre bulgare a indiqué que son pays peut « beaucoup aider dans le domaine du tourisme, des projets d'électricité et des barrages, y compris les investissements et l'expertise », notant la nécessaire reconnaissance de la monnaie bulgare par le ministère libanais du Tourisme, notamment par rapport aux impératifs du « corridor rouge » des marchandises bulgares.
Pour sa part, Saad Hariri a indiqué que le Liban a de nombreux projets d'investissement dans les domaines de l'électricité, l'eau, les barrages, les routes, l'agriculture, les zones économiques et la construction de villes nouvelles, espérant que le secteur privé bulgare investira et œuvrera avec le secteur privé libanais dans ces projets.
Prié de dire quel rôle la Bulgarie pourrait jouer pour faire avancer le processus de paix dans la région, M. Borisov a tenu à rappeler que son pays « n'est pas un joueur-clé dans le processus de paix », mais qu'il compte « essayer d'aider ».
La Bulgarie est l'amie du Premier ministre libanais, de la Syrie et de la Palestine. « Nous avons également de bonnes relations avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui viendra chez nous en avril prochain, et je me suis engagé auprès du président Hariri à discuter avec lui de sujets importants », a-t-il ajouté.
Est-ce que la Bulgarie va poursuivre son aide au Liban en cas de répercussions négatives après la publication de l'acte d'accusation ? « J'ai eu l'occasion de rencontrer le Premier ministre martyr Rafic Hariri lors de sa visite à Sofia en 2004 en tant qu'invité du roi de Bulgarie. Ayant travaillé dans le domaine de la sécurité, je soutiens et j'aide pour découvrir les auteurs de cet assassinat. Nous espérons également que d'autres dirigeants européens se rendront au Liban et prendront position dans ce sens. Il s'agit d'un assassinat terrible », a insisté le dirigeant bulgare.
Le Premier ministre, Saad Hariri, a de nouveau réagi hier aux derniers propos du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, qui avait jugé devant l'émir du Qatar que toutes les décisions du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) seraient « nulles et non avenues ».« Nous avons discuté de tous les dossiers lors de ma visite à Téhéran. Chacun a son point de vue, cela reste la position de l'Iran et sayyed Khamenei est libre de penser ce qu'il veut, nous le respectons, mais nous, en tant que gouvernement libanais, avons notre propre position sur la question. Les résolutions internationales restent les résolutions internationales et j'espère que tout le monde œuvrera pour la stabilité de la région », a ainsi affirmé Saad Hariri en réponse à la question d'un journaliste, précisant que les propos du leader iranien...
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