Frissons garantis face aux lézards géants du « Jurassic Park » indonésien
Les dragons ont l'allure menaçante avec leur longue langue jaune fourchue, leur mâchoire puissante et leurs longues griffes.
OLJ /
le 22 décembre 2010 à 23h11
Classé par l’Unesco au patrimoine mondial, le parc de Komodo fait la fierté de l’Indonésie, en mal de touristes, en dehors de Bali.Photo AFP
Ils ne crachent pas le feu, mais les dragons du Komodo tuent des buffles et parfois un homme, ce qui attire les touristes en mal de frissons sur deux îles indonésiennes, derniers refuges des plus grands varans du monde. « On se croirait transporté à Jurassic Park, très loin dans le passé ! », s'enthousiasme Michael Lien, un voyageur venu de Singapour. Devant lui s'étale, grandiose, un paysage de création du monde : une multitude d'îles, dont les montagnes couvertes de savane et de palmiers plongent dans la mer azur. Michael Lien et sa femme sont à la fois excités et un peu tendus. « Qu'est-ce que je fais si un dragon surgit soudainement ? », demande le jeune homme à Johnny Banggur, le garde-forestier qui va leur faire découvrir l'île de Komodo. Fort de 18 ans d'expérience, le guide, armé d'un long bâton, leur explique la marche à suivre : ne pas s'éloigner du sentier et marcher groupés. Semblant tout droit sortis de la préhistoire, les dragons du Komodo (varanus komodoensis) traînent en effet une redoutable réputation. De cannibale, mais aussi de tueur d'hommes. Comme en témoigne celle, en 2007, d'un enfant de 9 ans qui s'était isolé pour se soulager. Le cas le plus célèbre reste celui d'un baron suisse dont on n'a retrouvé que les lunettes et l'appareil photo en 1974. Le risque est toutefois « extrêmement faible », car « le dragon préfère s'attaquer à un buffle, une biche ou un cochon sauvage », rassure Johnny Banggur. N'empêche. Le couple Lien n'en mènera pas large en croisant à trois reprises des dragons à l'allure menaçante avec leur longue langue jaune fourchue, leur mâchoire puissante et leurs longues griffes. Quelque 2 500 individus, dont certains mesurant trois mètres de long, vivent encore à l'état sauvage dans le parc naturel de Komodo, créé en 1980 pour préserver le seul lieu au monde où subsiste cette espèce qui serait vieille de 40 millions d'années. « Sur Komodo, tout est fait pour que ces animaux et les hommes cohabitent sans heurt », affirme Mulyana Atmadja, le directeur du parc. Les visites, payantes, sont très réglementées : le matin, d'une durée limitée, sur des sentiers balisés dans une zone restreinte et toujours accompagnées d'un ranger.
Ils ne crachent pas le feu, mais les dragons du Komodo tuent des buffles et parfois un homme, ce qui attire les touristes en mal de frissons sur deux îles indonésiennes, derniers refuges des plus grands varans du monde. « On se croirait transporté à Jurassic Park, très loin dans le passé ! », s'enthousiasme Michael Lien, un voyageur venu de Singapour. Devant lui s'étale, grandiose, un paysage de création du monde : une multitude d'îles, dont les montagnes couvertes de savane et de palmiers plongent dans la mer azur. Michael Lien et sa femme sont à la fois excités et un peu tendus. « Qu'est-ce que je fais si un dragon surgit soudainement ? », demande le jeune homme à Johnny Banggur, le garde-forestier qui va leur faire découvrir l'île de Komodo. Fort de 18 ans d'expérience, le guide, armé d'un long bâton, leur...
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