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Nos lecteurs ont la parole

François Genadry, un mythe

Par Bachir BÉCHARA
Aujourd'hui, l'armée libanaise est veuve avec la disparition du général François Genadry. Cet officier supérieur a, tout au long de sa carrière, incarné le vrai patriotisme, la droiture, le renoncement, mais aussi la haute compétence.
Tout son parcours professionnel a été empreint de grandeur, d'intégrité et d'honneur.
Nous rendons hommage au souvenir de cette personnalité historique, mais nous rendons hommage aussi à sa famille dévouée et nous partageons, du fond du cœur, son chagrin qui est tout autant le nôtre.
Le regret que j'ai ressenti est immense, moi qui aurai connu et estimé ce général au cœur pur, à l'image de ces êtres qui n'ont eu d'autres ambitions que de servir.
En 1976, le représentant d'un parti lui ayant proposé de le faire désigner au poste de commandant de l'armée, le général n'hésita pas à décliner l'offre.
« Mon honneur n'admet pas que je me place sous la dépendance d'un groupe politique », s'excusa-t-il.
Combien était-il sage dans son jugement, lui l'érudit. Combien était-il grand dans sa modestie, lui le maître. Combien était-il fervent
dans sa piété, lui l'homme de foi.
Puisse sa mort inspirer nos dirigeants et qu'ils s'imprègnent de ses vertus et de sa conduite.
La circonstance évoque en moi ce verset lyrique du général de Gaulle :
« Quand un jour, tôt ou tard, il faut qu'on disparaisse
Et qu'on a plus ou moins vécu, souffert, aimé
Il ne nous reste plus que les enfants qu'on laisse
Et le champs de l'effort que l'on aura semé. »

Bachir BÉCHARA
Colonel à la retraite
Aujourd'hui, l'armée libanaise est veuve avec la disparition du général François Genadry. Cet officier supérieur a, tout au long de sa carrière, incarné le vrai patriotisme, la droiture, le renoncement, mais aussi la haute compétence.Tout son parcours professionnel a été empreint de grandeur, d'intégrité et d'honneur.Nous rendons hommage au souvenir de cette personnalité historique, mais nous rendons hommage aussi à sa famille dévouée et nous partageons, du fond du cœur, son chagrin qui est tout autant le nôtre.Le regret que j'ai ressenti est immense, moi qui aurai connu et estimé ce général au cœur pur, à l'image de ces êtres qui n'ont eu d'autres ambitions que de servir.En 1976, le représentant d'un parti lui ayant proposé de le faire désigner au poste de commandant de l'armée, le général n'hésita pas à...
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