Interventions et discussions se sont succédé au cours de ce colloque de deux jours pour déterminer la nature des liaisons qui accouplent langues, traduction et interprétation. C'est Benoît Kremer, président de l'Association internationale des interprètes de conférence (AIIC), qui a ouvert le bal en posant une première problématique : faut-il vraiment garder l'adjectif « dangereuses » pour les liaisons entre traduction et interprétation, « disciplines faussement jumelles où tensions et malentendus règnent entre les praticiens » ?
Plusieurs intervenants, issus de différentes universités locales et internationales, ont animé les débats. Citons, outre l'ETIB, l'Université libanaise (UL), l'Université al-Jinane, l'Institut supérieur de traduction et d'interprétation de Bruxelles (ISTI), l'Université Stefan Cel Mare (Roumanie) et l'Université de Salamanque (Espagne).
Sur le thème choisi, les conférences ont épousé les développements d'une intrigue en quatre temps. Dans un premier temps, langues et traduction cohabitent. La table ronde sur ce thème est présidée par Mme Olga Cosmidou, directrice générale de l'interprétation au Parlement européen.
Dans un deuxième temps, la « traduction » tombe dans le piège de l'interprétation. Cette nouvelle dialectique est examinée par M. Jesús Baigorri, professeur d'interprétation à l'Université de Salamanque. Le conflit entre traduction et interprétation ne peut se résoudre que grâce à un compromis entre la langue du texte source, la langue du texte cible et cette langue intermédiaire qui vient s'installer entre les deux, la langue du traducteur.
À l'issue du colloque, deux signatures d'ouvrages ont été annoncés : De la forme significative dans le discours juridique - Contribution à la méthodologie du droit, de Mme Nada Kfouri Khoury, que le Pr Jean-Louis Sourioux, professeur émérite de l'Université de Panthéon-Assas, a présenté, et Sur les pas de la traductologie arabe de al-Jahez à Élias Abou Chabaké, de Mme May Hobeika el-Haddad, présenté par M. Balliu, directeur de l'ISTI.


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