L'opposition brandit donc encore et toujours ce dossier comme un obstacle contre toute avancée au niveau du Conseil des ministres.
Mohammad Raad a ainsi déclaré que plus personne ne croit « à la crédibilité du TSL », estimant que seuls « ceux qui se tiennent derrière les faux témoins » sont les vrais coupables : « des responsables dans le monde des médias, des forces de l'ordre, des députés et des ministres », qui, de peur d'être « découverts », bloquent l'accès du dossier au Conseil de justice.
Ammar Moussawi renchérit, s'étonnant que « les mises en garde » du Hezbollah soient perçues comme « des menaces », alors que l'acte d'accusation qui se prépare est « une bombe minutée » parce qu'il incrimine « une seule communauté », et que cela ne peut que « dégénérer en conflit interne ».
Pour sa part, le député Ali Khreiss a déclaré que les forces de l'opposition parient encore sur un accord sur la proposition de Nabih Berry, « qui n'a de cesse de trouver une issue qui convainque toutes les parties ».
Il a expliqué que l'opposition, insistant sur « le règlement rapide du dossier des faux témoins », a refusé la proposition du Premier ministre Hariri parce qu'elle n'y fait pas mention.
M. Khreiss a soutenu « la nécessité » de s'entendre sur la proposition présentée par le président Berry, ou alors, de « se diriger vers un vote » en Conseil des ministres.
Après cela seulement, a-t-il conclu, les points à l'ordre du jour « pourraient être débattus ».
Cheikh Mohammad Nasrallah a pour sa part noté que le Liban était divisé sur « une chose évidente », tout le monde s'accordant à « reconnaître » l'existence de l'affaire des faux témoins. La moindre des choses serait donc, selon M. Nasrallah, de déférer ces « faux témoins » devant une Cour de justice.
Il a également souligné qu'en « démocratie », chacun avait le droit de faire valoir sa position, et quand on n'arrive pas à convaincre l'autre partie, « on a recours au vote ».
Le ministre de la Jeunesse et du Sport, Ali Abdallah, a résumé la position de l'opposition au micro de la VDL. En substance, le 8 Mars « refuse » de discuter les points à l'ordre du jour en Conseil des ministres « avant le règlement du dossier des faux témoins ».
Enfin, le vice-président du Conseil supérieur chiite a appelé les responsables libanais à faire preuve de sagesse, à « s'éloigner » de ce qui les sépare, à « éviter les discussions vaines » et à renforcer leur unité.


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