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Liban

Sarkozy et Assad feront tout pour régler en douceur la crise libanaise

Arrivé hier soir à Paris, le président syrien Bachar el-Assad est attendu ce midi à l'Élysée pour un déjeuner de travail à l'invitation de son homologue français Nicolas Sarkozy.
Outre des questions bilatérales - dont le rapprochement des vues des deux pays sur le problème israélo-palestinien, les projets d'infrastructure (réseaux autoroutier et ferroviaire et modernisation du port de Lattaquié) à réaliser par des entreprises françaises -, le Liban sera très certainement au cœur de ces pourparlers.
Pour les présidents français et syrien qui partagent la même inquiétude et le même intérêt à l'égard de la crise libanaise, il s'agira de faire le point de la situation, notamment à l'aune de l'initiative syro-saoudienne actuellement ralentie du fait de l'état de santé du roi Abdallah, et de ce que peut faire la diplomatie française pour faciliter cette initiative.
MM. Sarkozy et Assad pourraient également passer en revue les positions des diverses parties libanaises au sujet du Tribunal spécial pour le Liban, le chef de l'État français ayant entendu récemment l'argumentaire de l'opposition libanaise sur cette question (Nabih Berry, Michel Aoun...), mais aussi, le 2 décembre, le Premier ministre Saad Hariri.
Échange de vues aussi sur les positions française et syrienne au sujet du TSL, vues divergentes bien entendu, mais qui pourraient se rapprocher sur ce qu'il convient de faire pour circonscrire toute réaction négative attendue au moment de la publication de l'acte d'accusation relatif à l'assassinat de Rafic Hariri.
On sait que la diplomatie française aimerait être plus active dans la recherche d'un compromis quelconque au Liban tout en restant intraitable sur le fonctionnement du TSL et sur toute décision qu'il prendrait. Ce qui n'est pas le cas de Damas qui ne manque pas d'exprimer son hostilité à l'égard de cette instance.
De source diplomatique, on apprend que les présidents français et syrien ne ménageraient aucun effort pour prévenir toute réaction violente en cas de publication inopinée de l'acte d'accusation. M. Sarkozy insistant pour que son hôte use de son influence auprès de l'opposition libanaise et en particulier le Hezbollah pour qu'aucune action violente ne soit déclenchée au niveau de la rue.
Ces efforts français et syriens ne se feront pas, bien entendu, sans que les hautes autorités libanaises n'en soient informées et même consultées, ajoutent ces sources qui rappellent l'attachement de la France à la stabilité du Liban et la volonté de tout faire pour que la crise actuelle au pays du Cèdre soit résolue par le dialogue et avec l'aide des pays amis.
Aujourd'hui, le président syrien rendra visite à Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale, et rencontrera ensuite un groupe d'intellectuels syriens et français.
Il convient de signaler que cette visite intervient alors que la politique de la main tendue de Nicolas Sarkozy à l'égard de Damas a suscité le scepticisme des États-Unis, selon des télégrammes diplomatiques révélés par le site WikiLeaks. La visite de Bachar el-Assad « va renouveler les efforts syro-français pour consolider la stabilité dans la région », a estimé à Damas Waddah Abed-Rabbo, rédacteur en chef d'al-Watan, interrogé par l'AFP.

Arrivé hier soir à Paris, le président syrien Bachar el-Assad est attendu ce midi à l'Élysée pour un déjeuner de travail à l'invitation de son homologue français Nicolas Sarkozy.Outre des questions bilatérales - dont le rapprochement des vues des deux pays sur le problème israélo-palestinien, les projets d'infrastructure (réseaux autoroutier et ferroviaire et modernisation du port de Lattaquié) à réaliser par des entreprises françaises -, le Liban sera très certainement au cœur de ces pourparlers.Pour les présidents français et syrien qui partagent la même inquiétude et le même intérêt à l'égard de la crise libanaise, il s'agira de faire le point de...
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