À l'occasion de cette réunion, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) a souligné l'urgence à relever le défi, en annonçant que 2010 serait certainement l'une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées. Durant une semaine, les équipes de négociateurs ont tenté de progresser sur toute une gamme de sujets censés composer « un paquet équilibré » de décisions : lutte contre la déforestation, création du Fonds climat, ou encore contrôle des actions promises pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES). Des sujets présentés depuis des mois comme ayant de grandes chances d'aboutir à un accord. Un texte aux ambitions modestes, mais dont l'objectif premier est d'offrir un second souffle aux négociations et servir de « fondation » à un accord futur plus musclé. Aux ministres, qui entreront réellement en piste demain, d'arbitrer et signer d'ici à la fin de la conférence, le 10 décembre.
Car, selon la ministre mexicaine des Affaires étrangères, Patricia Espinosa, s'il y a des « progrès » sur certains dossiers, les parties ont fait « marche arrière » sur d'autres. Et notamment sur la question de l'avenir du Protocole de Kyoto, sujet qui a quasiment éclipsé tous les autres. « Une épée de Damoclès » sur la conférence, selon les mots du négociateur en chef de l'Union européenne, Artur Runge-Metzger. C'est le Japon qui a mis le feu aux poudres en réaffirmant solennellement, dès l'ouverture de la conférence le 29 novembre, qu'il ne signerait jamais une seconde période d'engagement du traité, après la première qui expire fin 2012. Le Canada et la Russie sont aussi réticents, voire franchement hostiles, à une nouvelle période d'engagement.

