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Nos lecteurs ont la parole

Une Libanaise admirative devant Hassan Nasrallah

Par Samira LYAN
Oui, je l'avoue sans fausse honte : je suis, à chaque nouvelle apparition télévisée de M. Hassan Nasrallah, de plus en plus admirative.
D'abord de son look et de la petite frange grisâtre qui sort de son turban. Ensuite de son immense talent oratoire. Il sait utiliser un ton prenant pour nous tenir en haleine, comme devant un thriller, lorsqu'il nous énumère les péripéties des complots mondiaux ourdis par les puissances maléfiques contre son parti et, par conséquent, contre le Liban entier.
Il parvient à faire monter crescendo le suspense et, quand il atteint les sommets de son art, il nous communique ses émotions avec une telle violence que l'on ressent, à l'intérieur de tout notre corps, toutes les pulsions de haine nous envahir et qu'il parvient à si bien susciter.
Et quand il donne à sa bouche ce petit sourire malicieux et complice, on saisit alors toute l'immensité de son génie que, modestement, il nous cache.
Que dire aussi de ce mignon petit index levé et qui me rappelle ma maîtresse en maternelle pour laquelle j'avais, à cause de sa sévérité, beaucoup d'affection (on m'a toujours répété que j'étais masochiste).
Et puis naturellement de sa rhétorique.
Depuis ses multiples et récentes apparitions télévisées, on comprend, même avec notre petite intelligence, qu'il cherche à nous convaincre de la perversion du TSL, de son incompétence et surtout de sa totale inféodation aux grands satans que sont les USA et Israël. Il y met tant de conviction, il se donne tant de mal à rechercher des documents, des rapports, des études scientifiques et irréfutables que Colin Powell, aux Nations unies le 5 février 2003 voulant convaincre de la présence des ADM en Irak, apparaît, en comparaison, comme un pâle prédécesseur.
Son argumentation est infaillible. On ne peut, en effet, adopter que deux manières d'être : soit de partager sa pensée, ses convictions, son intelligente façon d'analyser les événements, soit de se traiter de demeurée parce qu'on pensait autrement et que l'on avait analysé les faits de manière différente, sinon opposée. Et vous devinez bien que je n'ai aucune envie d'apparaître comme une demeurée devant mes copines !
Laissez-moi aussi vous dire que le Liban entier devrait se rendre à son unique version des événements et aux faits historiques interprétés conformément aux visées de sa noble cause. Et je voudrais ici ajouter le fruit de mes déductions personnelles : Rafic Hariri n'a pas été assassiné, il est réfugié en Sardaigne (j'expliciterai, à ceux qui le demandent, mon raisonnement).
Je fais donc mon mea culpa. Je reconnais avoir déformé les faits et les événements historiques : l'État libanais est de plus en plus fort grâce à son adhésion aux valeurs du Hezbollah, le système démocratique ne vaut rien pour le peuple du Liban qui ne mérite de vivre qu'à l'intérieur des tribus confessionnelles, l'Occident ne nous offre que des modèles décadents alors que la Résistance et le monde arabo-persan demeurent toujours à l'avant-garde de la modernité et de l'émancipation des peuples, seule la chaîne télévisée al-Manar nous offre la Lumière de ses exhortations pour parvenir au progrès et au salut de nos âmes.
J'espère vous avoir convaincus de partager avec moi mon émerveillement et ma reconnaissance pour l'apport intellectuel et sentimental inestimable de M. Hassan Nasrallah au monde entier. Sans ironie.
Oui, je l'avoue sans fausse honte : je suis, à chaque nouvelle apparition télévisée de M. Hassan Nasrallah, de plus en plus admirative.D'abord de son look et de la petite frange grisâtre qui sort de son turban. Ensuite de son immense talent oratoire. Il sait utiliser un ton prenant pour nous tenir en haleine, comme devant un thriller, lorsqu'il nous énumère les péripéties des complots mondiaux ourdis par les puissances maléfiques contre son parti et, par conséquent, contre le Liban entier. Il parvient à faire monter crescendo le suspense et, quand il atteint les sommets de son art, il nous communique ses émotions avec une telle violence que l'on ressent, à l'intérieur de tout notre corps, toutes les pulsions de haine nous envahir...
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