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Liban

Aoun : Après l’acte d’accusation, le cabinet ne tombera pas d’office

 Aoun : On n’a jamais vu un pays mourir pour un homme !

À l'issue de la rencontre hebdomadaire du Bloc du changement et de la réforme, le général Michel Aoun s'est adressé à la presse. Au sujet des scénarios de l'après-acte d'accusation, Aoun a ainsi déclaré que le gouvernement ne tombera pas d'office. « Ce sera le cas s'il démissionne, ou si son président présente sa démission, ou encore si onze ministres (le tiers plus un) démissionnent », a-t-il précisé. Mais de toute façon, selon le général Aoun, le gouvernement est d'ores et déjà paralysé.
Il a insisté sur le fait que ce qui compte aujourd'hui, c'est de sauver le pays et il a réitéré son exigence de dévoiler la partie « qui a financé et fabriqué les faux témoins ». Le chef du CPL a affirmé que « le Liban n'est pas un jouet entre les mains de ces faux témoins ou entre celles d'une justice dont la transparence est mise en cause, tout comme il n'est pas un jouet international ». Il a aussi affirmé qu'un pays qui ne peut envoyer un faux témoin devant la justice n'existe pas.
Interrogé sur l'attitude de l'opposition après la publication de l'acte d'accusation, Aoun a rappelé que le secrétaire général du Hezbollah a prononcé un discours très important dans lequel il a insisté sur le fait qu'il faut chercher les solutions avant la publication de cet acte, et non après. Le chef du CPL a encore estimé qu'après 2006, les soupçons se sont portés sur le Hezbollah parce qu'il fallait briser cette force qui s'opposait aux « solutions de reddition » avec Israël.
Selon Aoun, les révélations du site WikiLeaks visent à la provocation et à faire exploser la situation dans la région.
Au sujet de la vacance du poste de directeur général de la Sûreté générale (suite à la retraite du directeur actuel), Aoun a affirmé que celui qui le suit dans la hiérarchie doit occuper le poste. Par contre, selon lui, la prolongation ou le renouvellement de son contrat serait contraire à la loi.
Aoun a encore déclaré que toute partie qui portera les armes trouvera un adversaire en face d'elle. Dans certaines régions, a-t-il ajouté, c'est l'armée qui sera son adversaire et dans d'autres, cela dépendra des rapports de force.
Selon Aoun, la situation financière pèse sur tous les Libanais. « Nous avons vu des personnes mourir pour leur pays, mais nous n'avons jamais vu une patrie mourir pour un homme », a-t-il ajouté. Aoun s'est posé la question suivante : même s'il existe une volonté d'éviter la confrontation et d'aboutir à un compromis, en a-t-on la possibilité ?
Le chef du CPL a évoqué le dossier financier et le projet de loi sur le budget, assurant que la commission parlementaire des Finances tranchera cette question au cours de sa réunion d'aujourd'hui. Il a ensuite abordé la question de la centrale à gaz du Nord « qui permettrait de faire une économie de 256 millions de dollars au Trésor ». « Mais pour qu'elle se mette à fonctionner, le ministère des Finances doit payer une facture à l'Égypte qui a suspendu sa livraison de gaz. Or, la ministre refuse de le faire sans que nous connaissions la cause de ce refus. » Il a aussi précisé qu'il y a un retard prémédité dans les projets du ministère de l'Énergie et des Ressources hydrauliques.
Aoun a aussi dénoncé le fait que certains directeurs généraux court-circuitent leurs ministres pour tenir directement des réunions avec la présidence du Conseil. Il a enfin annoncé la tenue prochaine d'un congrès des chefs de municipalité destiné à examiner les moyens de réclamer leurs droits.
À l'issue de la rencontre hebdomadaire du Bloc du changement et de la réforme, le général Michel Aoun s'est adressé à la presse. Au sujet des scénarios de l'après-acte d'accusation, Aoun a ainsi déclaré que le gouvernement ne tombera pas d'office. « Ce sera le cas s'il démissionne, ou si son président présente sa démission, ou encore si onze ministres (le tiers plus un) démissionnent », a-t-il précisé. Mais de toute façon, selon le général Aoun, le gouvernement est d'ores et déjà paralysé.Il a insisté sur le fait que ce qui compte aujourd'hui, c'est de sauver le pays et il a réitéré son exigence de dévoiler la partie...
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