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Liban - Liban-France

Hariri prudent : « Personne » ne connaît les actes d’accusation du TSL

Au lendemain de sa visite à Téhéran et du perron de l'Élysée où il a été reçu par le président Nicolas Sarkozy, le Premier ministre Saad Hariri a fait état de ses « bonnes » relations avec le Hezbollah.

Après Sarkozy, Hariri rencontrera demain Fillon puis Alliot-Marie.  Photo Dalati Nohra

Le premier jour de la visite officielle en France de Saad Hariri et plus particulièrement le déjeuner de travail qu'il a eu hier avec Nicolas Sarkozy seront probablement les points forts des entretiens franco-libanais qui dureront encore deux autres jours sur les bords de la Seine.
Non que la rencontre demain, jeudi, du Premier ministre avec son homologue français François Fillon ou sa réunion avec la ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie (dont la date n'a pas encore été fixée) soient moins importantes que le premier contact d'hier. Mais on peut d'ores et déjà dire que ce sont les présidents Sarkozy et Hariri qui ont donné le ton : le premier en réaffirmant pleinement le soutien de la France au gouvernement d'union nationale libanais et l'appui sans faille de Paris au Tribunal spécial pour le Liban « et à toutes ses décisions », et le second en réitérant ses remerciements pour la fermeté avec laquelle la France se tient aux côtés du pays du Cèdre et pour son engagement à défendre l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale libanaises.
Devant une foule de journalistes qui l'attendaient dans la cour de l'Élysée dans un froid glacial, Saad Hariri a fait preuve de prudence vis-à-vis du TSL, estimant que « personne ne connaît les actes d'accusation » de ce tribunal. « Je crois que beaucoup de choses ont été dites sur le tribunal international », a également déploré le Premier ministre. « Nous attendons de voir ce que WikiLeaks a à dire à ce sujet », a-t-il ajouté.
Interrogé au sujet du Hezbollah qui ne cesse de répéter qu'il n'acceptera pas qu'un seul de ses membres soit mis en cause et promet de « couper la main » de celui qui les arrêterait, Saad Hariri a affirmé qu'il a « toujours des relations avec le Hezbollah ; c'est un parti politique assez important au Liban et la relation avec lui a toujours été bonne. Nous avons parfois des différences, c'est normal, c'est cela la politique, c'est la démocratie et chacun a ses opinions, et nous, nous avons les nôtres », a-t-il dit.
« Le tribunal international, la France l'a toujours soutenu et continue de le soutenir. Il y a peut-être un dialogue qui doit se faire au Liban, qui se fait, et nous allons continuer sur cette voie », a en outre assuré Saad Hariri, précisant toutefois que la France « refuse également toute menace contre le Liban, que ce soit de la part d'Israël ou qu'il s'agisse de toute menace contre la stabilité du pays ». Il a tenu à rappeler l'attitude constante de Paris en faveur de cette stabilité ainsi que son action en faveur de l'application de la résolution 1701 de l'ONU.
Quant à Nicolas Sarkozy, il a réaffirmé la « nécessité de consolider l'unité des Libanais derrière leurs institutions » et « le soutien » de Paris « aux autorités légitimes du Liban » ainsi qu'au « tribunal international », a rapporté l'Élysée. Le président français a insisté sur le fait que le Liban doit pouvoir rester un pays de dialogue et un facteur de stabilité dans la région.
Après le départ de Saad Hariri, une source autorisée de l'Élysée a fourni à la presse des indications sur la teneur des entretiens du Premier ministre avec le président français, qui « ont poursuivi les contacts franco-libanais établis il y a environ huit mois entre des responsables et leaders politiques de ces deux pays depuis la rencontre Sleiman-Sarkozy au sommet de Montreux, et lors des visites en France de Nabih Berry et de Michel Aoun ».
Il a également été répété que les relations bilatérales sont « excellentes » et que « divers projets communs sont en cours de discussion » ; que Nicolas Sarkozy a tenu « le même » discours devant tous ses visiteurs libanais et qu'il est préoccupé par la situation au Liban à la veille de la parution de l'acte d'accusation du TSL, mais qu'il estime que cette situation n'est pas sans issue. En retenant surtout que la France soutient le TSL et par conséquent toutes les décisions de ce tribunal lorsque celles-ci seront rendues publiques. En outre, Nicolas Sarkozy reste « bien entendu soucieux du bon accomplissement par la Finul de ses tâches sur le terrain quels que soient les changements qui pourraient intervenir ».
En résumé et en conclusion, le Liban, qui « a traversé des crises graves, se trouve actuellement dans une situation compliquée et dangereuse, mais le navire libanais a su surmonter bien des tempêtes »...
Le premier jour de la visite officielle en France de Saad Hariri et plus particulièrement le déjeuner de travail qu'il a eu hier avec Nicolas Sarkozy seront probablement les points forts des entretiens franco-libanais qui dureront encore deux autres jours sur les bords de la Seine.Non que la rencontre demain, jeudi, du Premier ministre avec son homologue français François Fillon ou sa réunion avec la ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie (dont la date n'a pas encore été fixée) soient moins importantes que le premier contact d'hier. Mais on peut d'ores et déjà dire que ce sont les présidents Sarkozy et Hariri qui ont donné le ton : le premier en réaffirmant pleinement le soutien de la France au gouvernement...
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