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Liban

Geagea : J’aurais préféré que Nasrallah transfère toutes ses données au tribunal...

Le président du comité exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a estimé hier que le dernier discours du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, s'était caractérisé par son « calme » et son caractère « positif », notant que tout ce que le chef du Hezb avait dit était resté « dans les limites de la logique et du climat démocratique ». « Naturellement, je ne partage pas ses opinions sur plusieurs questions. Mais ce qu'il a fait est ce qui est vraiment recommandé, à savoir la confrontation de l'acte d'accusation dans la logique de l'acte d'accusation », a indiqué M. Geagea, dans un entretien accordé hier à l'agence al-Markaziya.
« Nasrallah a entendu que l'acte d'accusation est fondé principalement sur la question des télécommunications et il semble en être convaincu. C'est pourquoi il a proposé ces études selon lesquelles les fondements de l'acte ne sont pas valables. Cependant, paradoxalement, je ne comprends pas pourquoi sayyed Nasrallah s'obstine à s'adresser aux citoyens, qui n'ont aucune expérience dans ce domaine, en présentant des études techniques complexes vis-à-vis desquelles il est difficile de prendre une position favorable ou défavorable, dans la mesure où cela nécessite la présence d'experts de haut niveau pour déterminer si elles sont fiables ou pas », a poursuivi le chef des FL. « Au lieu du show organisé avec le ministre Charbel Nahas et des études techniques, j'aurais souhaité que des études officielles ou des documents officiels soient transférés au tribunal international par les voies requises et que l'opinion publique prenne acte de cette démarche », a-t-il noté.
À la question de savoir si Hassan Nasrallah n'a pas pris cette initiative parce qu'il refuse de reconnaître le TSL, Samir Geagea a répondu : « C'est l'une des erreurs qui continuent de ternir la position du Hezbollah. Qu'il reconnaisse ou non son existence, le tribunal est là et rien ne prouve qu'il est politisé. Tous les arguments présentés dans ce sens ne sont que des accusations politiques qui ne sont fondées sur aucune démarche ou preuve concrète. »
Personne n'a le droit d'hypothéquer le pays et la vie des citoyens uniquement en raison d'un certain point de vue concernant le TSL, a ajouté M. Geagea. « Il est vrai que le tribunal constitue l'un des aspects de notre vie nationale, mais il n'en représente pas la totalité. Je ne comprends pas, par conséquent, cette logique de bloquer le Conseil des ministres, la table de dialogue et les affaires des Libanais au quotidien en raison d'un point de vue concernant le tribunal. J'appelle à l'occasion le président de la République et le Premier ministre à convoquer à nouveau le Conseil des ministres pour traiter les affaires du pays. Quant à ce qui concerne ladite question des faux témoins, les deux présidents ont dit au camp adverse qu'ils refusaient de traiter de ce problème. Or je pense que ce sont les deux présidents qui possèdent la prérogative de fixer l'ordre du jour du Conseil des ministres. Partant, les choses s'arrêtent à ce niveau. Mais de là à bloquer les affaires des Libanais et à ne pas laisser le Conseil des ministres et la table de dialogue - et, par extension, la Chambre - se réunir, pour se venger des deux présidents, cela est tout simplement inadmissible », a-t-il souligné.

Les contacts syro-saoudiens au point mort
Samir Geagea a par ailleurs indiqué qu'il n'avait pas fait son deuil des contacts syro-saoudiens pour tenter de trouver une issue à la crise, compte tenu des informations qu'il détient. « Je peux évidemment raconter à Hassan Nasrallah, s'il le souhaite et pour qu'il ne se fâche pas comme la fois dernière, que les contacts se portent très bien, que tout est prêt et qu'il ne reste plus qu'à passer à la rédaction de la solution. Mais cela ne correspond pas à la réalité. Preuve en est : où sont les résultats de ces contacts, dont je suis le premier à souhaiter qu'ils aboutissent à quelque chose, dans les limites des lois en vigueur et de la logique, bien sûr ? Telles sont les données dont je dispose. Mais, pour qu'il (Nasrallah) ne se mette pas en colère, je lui affirme que les contacts se portent très bien et qu'ils donneront incessamment des résultats, si cela peut le réjouir. Mais ce n'est pas la vérité », a-t-il dit. « À l'heure actuelle, et ne serait-ce que temporairement, les contacts sont au point mort, et s'ils reprennent, les positions respectives sont encore trop divergentes », a-t-il ajouté, estimant qu'il n'y avait « aucun lieu à un compromis sur la question du TSL, que nous continuerons à soutenir ». Il a ensuite démenti savoir à quelle date l'acte d'accusation sera rendu public.
Concernant les violations israéliennes du réseau libanais des télécoms et l'absence de leur dénonciation par le gouvernement, le chef des FL a affirmé : « Mais qui donc a découvert tous les réseaux d'espions au niveau des télécoms ? Qui les a capturés ? 99 % de ces réseaux ont opéré entre 1990 et 2005. Pourquoi n'ont-ils pas été découverts ? Pourquoi se sont-ils tus ? S'il y a eu découverte d'espions, ce n'est qu'après 2005, grâce à la République de la révolution du Cèdre. Et puis comment réagit-on à la présence de réseaux ? Par des meetings oratoires, alors que les réseaux sont en place ? Ou en démasquant ces réseaux et en les déférant devant les tribunaux comme c'est le cas actuellement ? Et ce sont eux qui parlent de mutisme actuellement ? Ou bien sont-ils partisans d'une politique de carnavals permanents, sans aucune action continue ? Or ils n'ont fait que causer, causer, et encore causer. »
Samir Geagea a enfin indiqué qu'il se rendra bientôt à Paris, en précisant cependant que la date de sa visite n'avait pas encore été fixée.
Le président du comité exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a estimé hier que le dernier discours du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, s'était caractérisé par son « calme » et son caractère « positif », notant que tout ce que le chef du Hezb avait dit était resté « dans les limites de la logique et du climat démocratique ». « Naturellement, je ne partage pas ses opinions sur plusieurs questions. Mais ce qu'il a fait est ce qui est vraiment recommandé, à savoir la confrontation de l'acte d'accusation dans la logique de l'acte d'accusation », a indiqué M. Geagea, dans un entretien accordé hier à...
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