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Nos lecteurs ont la parole

La grande dépression

Peter GERMANOS
À contre-courant de la pseudo euphorie qui règne actuellement sur les marchés actions après le tsunami financier de 2008, il faut rester prudent pour les mois qui viennent, car une correction d'ampleur risque d'apparaître faisant de la crise antérieure un simple hors-d'œuvre comparé au plat principal qui reste à venir.
Les marchés américains ont regagné près de 50 % depuis leurs planchers de mars, débordant ainsi d'importants seuils de résistance. Le rebond va-t-il se poursuivre de sorte que le Dow Jones atteigne le sommet souhaité de 10 556 points ? La reprise en 2010 prédite par les économistes est-elle un rêve ou une réalité ?
La réponse c'est que c'est un compte de fées. La reprise que tout le monde attend n'arrivera pas avant 2015... si reprise il y a. D'ici là, apprenons à vivre sans. Il est temps de s'adapter et d'abandonner ses chimères. Grand temps de s'adapter à ce que personne ne peut changer : le cours naturel de l'histoire.
Les États-Unis et le Royaume-Uni refusent de regarder la réalité en face : la devise américaine a perdu en crédibilité. Les grands détenteurs comme la Chine et le Japon n'ont qu'une idée en tête : comment s'en débarrasser sans la précipiter vers les abîmes. Les montages financiers et subventions étatiques mis en œuvre ne feront qu'attiser la défiance vis-à-vis du billet vert. Nous allons probablement assister prochainement à une vente massive de dollars en Asie. La baisse des cours qui suivra fera monter l'or. Voilà pourquoi le meilleur placement pour les six prochaines années reste l'or physique. Les fonds souverains, qui sont quarante fois plus puissants que les banques centrales, ont commencé à en accumuler, se débarrassant des dollars sans trop faire de bruit. Le décollage de l'or est imminent et imparable. L'once à 3 000 dollars devient une possibilité réelle. Et ce n'est pas étonnant dans ce contexte que les autorités américaines commencent à avoir des difficultés à placer leurs bons du Trésor, peut-être pour la première fois depuis quarante ans.
Évolution du cours de l'once d'or (31,103 grammes) depuis un an en temps réel !
Revenons à nos moutons. Comment le pays du Cèdre peut-il profiter de l'imminente grande dépression ? De la chute des prix de l'immobilier aussi bien aux États-Unis qu'en Europe ? De l'inévitable faillite de la Grèce et de l'Espagne ? Du chômage qui pourrait atteindre des sommets jusque-là inimaginables ?
C'est un fait que les capitaux du Golfe ne tarderont pas à fuir les économies occidentales. Et que le Liban exerce une attraction naturelle vis-à-vis des pétrodollars. Plus qu'un trillion de billets verts risque de se déverser d'un seul coup dans nos banques, faisant de ce fait Beyrouth la place financière la plus importante de toute la région, sinon plus. Pour une fois le dicton « le malheur des uns... » jouant en notre faveur.
Que reste-t-il à faire ? Le problème ne réside pas dans notre façon d'agir mais dans notre façon de penser. Puisque si l'Arabe pense religion, le Latin politique, l'Anglo-Saxon, lui, pense économie. Chers compatriotes, si nous voulons profiter de la prochaine grande crise, il est temps de changer notre mode de pensée et pour une fois de notre pauvre vie de mortels penser économie.
Peter GERMANOS
À contre-courant de la pseudo euphorie qui règne actuellement sur les marchés actions après le tsunami financier de 2008, il faut rester prudent pour les mois qui viennent, car une correction d'ampleur risque d'apparaître faisant de la crise antérieure un simple hors-d'œuvre comparé au plat principal qui reste à venir.Les marchés américains ont regagné près de 50 % depuis leurs planchers de mars, débordant ainsi d'importants seuils de résistance. Le rebond va-t-il se poursuivre de sorte que le Dow Jones atteigne le sommet souhaité de 10 556 points ? La reprise en 2010 prédite par les économistes est-elle un rêve ou une réalité ? La réponse c'est que c'est un compte de...
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