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Sport - Tennis

Federer balaie un Murray inhibé au Masters de Londres

Le Suisse (photo) a évolué tout près de son meilleur tennis alors que le Britannique a paru inhibé, peut-être par le fait de jouer devant son public.Stefan Wermuth/Reuters

Roger Federer a balayé en deux sets 6-4, 6-2 un Andy Murray inhibé par l'énorme attente du public britannique, hier au Masters à Londres.
L'Écossais a rejeté l'explication en assurant qu'il ne s'était « pas senti tendu ». On a pourtant du mal à s'expliquer autrement le festival de fautes directes (26) qu'il a infligé aux 17 000 spectateurs de l'O2 Arena et son inefficacité au service (40 % de premières balles).
« C'est difficile de jouer le match parfait quand il y a autant d'engouement avant un match. Ça m'a parfois posé des problèmes et c'est peut-être ce qui est arrivé à Andy », a estimé Federer. Murray a le tennis pour battre le Suisse, il l'a prouvé en remportant 8 de leurs 14 confrontations. Seul joueur parmi les dix meilleurs mondiaux à avoir un bilan positif, Federer, il restait sur deux succès face au n° 2 mondial, le dernier remporté mi-octobre en finale du tournoi de Shanghai sur le score très sec de 6-3, 6-2. Mais dans les très grandes occasions, ça ne passe pas. En grand chelem ou au Masters, le champion helvétique s'est imposé quatre fois sur cinq, le plus souvent facilement, comme lors des finales de l'US Open 2008 et de l'Open d'Australie 2010.
L'an dernier déjà, les deux hommes s'étaient croisés en poule lors de la première édition londonienne du Masters, à l'avantage du Suisse. Le seul succès de Murray date de l'édition 2008, à Shanghai, dans un match sans enjeu pour lui, face à un Federer souffrant du dos.

Quelques coups de grande classe
« Ça dépend beaucoup de la forme du moment », a prudemment déclaré Federer, peu désireux de s'aventurer sur le terrain de l'éventuelle fragilité mentale de son rival et préférant insister sur la qualité de son tennis.
De fait, le Suisse a évolué près de son meilleur niveau pour aligner sa deuxième victoire en deux matches après celle de dimanche contre l'Espagnol David Ferrer, déjà en deux manches.
Il faudrait maintenant une défaite contre le Suédois Robin Soderling lors du dernier match de poule, assortie d'un très improbable concours de circonstances pour que Federer ne se qualifie pas pour sa huitième demi-finale du Masters en neuf participations (consécutives).
Solide sur son service - il n'a pas eu à défendre une seule balle de break et n'a cédé que huit points sur son engagement dans tout le match - le n° 2 mondial a réussi quelques coups de grande classe du fond du court comme au filet (14/17).
Depuis le début du tournoi, c'est lui qui a laissé la meilleure impression, réaffirmant ainsi son ambition de remporter un cinquième titre qui lui permettrait d'égaler le record de Pete Sampras.
« J'arrive à passer une vitesse supplémentaire à la fin de la saison », a dit le champion, qui s'est offert un petit plaisir après sa victoire en rencontrant à son tour Diego Maradona.

Il n'a convaincu personne
La veille, Rafael Nadal avait renversé une situation compromise pour s'imposer face à l'Américain Andy Roddick en trois sets 3-6, 7-6 (7/5), 6-4, dans son premier match du Masters. Après avoir perdu la première manche, l'Espagnol a encore cédé son engagement au début de la deuxième, se retrouvant mené 2 jeux à 1. Dominé au service, le n° 1 mondial n'avait jusqu'alors pas pu compenser du fond du court, ses coups ne faisant pas assez mal sur la surface qui lui convient le moins. Le Texan connaissait le goût de la victoire contre Nadal pour l'avoir déjà battu à trois reprises, la dernière fois au printemps à Miami. Mais il n'a pas su enfoncer le clou, reperdant immédiatement sa mise en jeu.
L'Espagnol a alors enfin haussé le ton au service (5 aces dans le deuxième set), tout en ajustant le tir au passing. Roddick n'a plus obtenu une seule balle de break jusqu'à la fin du match.Avec cette victoire à l'arraché, Nadal a déjà fait mieux que l'année dernière, lorsqu'il avait quitté Londres sur trois défaites, mais il n'aura convaincu personne de sa capacité à remporter le Masters.
Le dernier tournoi de la saison est l'épreuve la plus prestigieuse qui lui manque, tous les autres grands trophées du tennis figurant déjà à son palmarès (les quatre grands chelems, les Jeux olympiques, la Coupe Davis).
Roger Federer a balayé en deux sets 6-4, 6-2 un Andy Murray inhibé par l'énorme attente du public britannique, hier au Masters à Londres.L'Écossais a rejeté l'explication en assurant qu'il ne s'était « pas senti tendu ». On a pourtant du mal à s'expliquer autrement le festival de fautes directes (26) qu'il a infligé aux 17 000 spectateurs de l'O2 Arena et son inefficacité au service (40 % de premières balles).« C'est difficile de jouer le match parfait quand il y a autant d'engouement avant un match. Ça m'a parfois posé des problèmes et c'est peut-être ce qui est arrivé à Andy », a estimé Federer. Murray a le tennis pour battre le Suisse, il l'a prouvé en...
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