M. Nahas y est en effet revenu, déclarant sur les ondes de la OTV qu'il n'avait « nullement accusé » Saad Hariri d'être de connivence avec l'ennemi, mais qu'il avait trouvé « inadmissible » que le pouvoir exécutif passe outre le dossier des faux témoins.
La « seule explication » qu'il aurait trouvée à cette situation serait « l'existence de pressions extérieures » contre lesquelles il a proposé « de s'unir et de collaborer ».
Il a en conséquent assuré qu'il « n'avait pas peur » de la réponse promise par M. Hariri, un ministre « ne pouvant être démis de ses fonctions » aussi simplement, déclarant en outre que l'acte d'accusation relatif au TSL n'était pas « la fin du monde ».
« Je ne vois pas de sortie de crise pour l'instant », a-t-il poursuivi, qualifiant l'acte d'accusation de « moyen de pression » sur le Liban en général et sur « certaines parties » en particulier.
Il a cependant assuré que « la confrontation » devait se faire en Conseil des ministres, estimant que « certaines pressions importantes mèneraient à un nouveau Taëf ». Il a aussi précisé qu'à la base, le premier Taëf « n'avait pas été appliqué ».
Au sujet du ministère dont il a la charge, M. Nahas a jugé que le secteur des communications est « le pire », hérité des « mêmes personnes qui critiquent aujourd'hui le ministère des Télécoms ».
M. Nahas a invité ces personnes à « s'occuper d'autre chose », les accusant de vouloir à terme « privatiser » le secteur afin d'en « profiter » plus librement.
Pour sa part, il a promis de « poursuivre sa tâche » selon les normes et les règles de la chose publique.


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