À l'issue de sa réunion hebdomadaire à Saïfi, le bureau politique a réaffirmé sa volonté de maintenir les idéaux de Pierre Gemayel et de poursuivre sur la voie tracée par ce dernier. Il a également renouvelé, à l'occasion, son soutien au Tribunal spécial pour le Liban (TSL), estimant qu'il s'agit d'une « nécessité pour le pays afin de connaître la vérité, réaliser la justice et mettre fin à la série d'assassinats politiques ». Le bureau politique a appelé à participer à l'office qui sera célébré à la mémoire de Pierre Gemayel dimanche 21 novembre en l'église Saint-Antoine-le-Grand, à Jdeideh, à 15 heures 30.
Le bureau politique a par ailleurs estimé que « le fait pour certains de soulever la question d'une révision du système politique libanais est contraire à l'esprit du pacte, et que cette question relève en définitive de la responsabilité des Libanais ». « S'il existe une volonté de réviser l'accord de Taëf de manière à ce qu'il soit plus favorable à l'équilibre entre les institutions constitutionnelles au sein du régime démocratique, et si les événements au cours des dernières décennies ont montré l'existence de failles dans l'édifice libanais, il reste que tout cela doit être réglé au moment opportun dans le cadre d'un dialogue libanais libre, loin des armes, de la menace d'une discorde et des pressions exercées par des pays qui se cherchent un rôle au Liban, a poursuivi le bureau politique Kataëb. Toutes les parties doivent cesser de s'ingérer dans les affaires libanaises, dans la mesure où tout débat sur la question du système politique doit nécessairement se produire au sein des institutions constitutionnelles et nationales, et répondre à l'aspiration des Libanais à la souveraineté et l'indépendance », a ajouté le bureau politique.


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