Les actifs totaux des 12 banques incluses dans ce classement ont, quant à eux, augmenté de 8,8 % sur un an, grâce notamment à une hausse de 8,9 % des dépôts, qui représentaient fin septembre 83,1 % du total des actifs.
Cette croissance importante reste toutefois inférieure à celle enregistrée durant les neuf premiers mois de l'an dernier. En effet, les actifs des banques alpha avaient augmenté de 15,3 % fin septembre 2009, sous l'impulsion d'un bond de 17,1 % des dépôts.
Cet écart s'explique notamment par le fait que le Liban avait bénéficié d'un flux exceptionnel de capitaux en provenance de l'étranger durant la crise internationale.
L'excès de liquidités engendré s'est d'ailleurs reflété sur le volume des prêts accordés cette année - les crédits au secteur privé ayant progressé, selon les chiffres de Bankdata Financial Services, de 20,9 % au cours des neuf premiers mois de 2010, contre 10,7 % fin septembre 2009. Rappelons à cet égard que la Banque du Liban (BDL) avait adopté une politique incitative fin 2009, visant à encourager les banques locales à accorder un plus grand nombre de crédits, notamment en monnaie locale, au vu des conversions massives du dollar vers la livre.
Les prêts en livres ont d'ailleurs bondi de 46,6 % durant les neuf premiers mois de l'année - un record historique -, tandis que les crédits en devises ont progressé de 17,7 % sur un an.
Baisse du coefficient d'exploitation
Au niveau des recettes et des dépenses, le rapport, cité par le Lebanon Weekly Monitor de Bank Audi, indique une hausse de 16,7 % des revenus nets opérationnels sur un an contre une hausse moins importante des frais d'exploitation et de l'impôt sur le revenu de 12,2 et 26,7 % respectivement.
Plus en détail, l'augmentation des revenus nets opérationnels découle d'une hausse de 19,4 % des revenus nets provenant des intérêts et de 14,3 % des recettes hors intérêts. Ces dernières englobent, entre autres, les revenus provenant des commissions sur les taux de change, les lettres de crédit (LC) et les lettres de garantie (LG) ainsi que les frais propres aux cartes bancaires.
L'augmentation annuelle des revenus des banques alpha ayant dépassé celle des dépenses, le coefficient d'exploitation (coût/revenu) a reculé de 49,53 à 47,09 % sur un an, indique le rapport.
Parallèlement, les ratios de rentabilité se sont également améliorés au cours des neuf premiers mois de l'année, le rendement moyen des actifs passant de 1,17 à 1,25 %, et le rendement moyen des fonds propres progressant à 13,77 % fin septembre, contre 13,49 % un an plus tôt.
Enfin, selon le rapport de BankData Services, Bank Audi est arrivée en tête du classement des banques alpha, suivie par la BLOM Bank et la Byblos Bank.

