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Liban

Le Premier ministre affirme qu’il ne cédera pas aux « menaces »

Dans un entretien accordé à la chaîne Russia Today, dans sa version arabe, le Premier ministre a affirmé avant son départ qu'il ne cédera pas aux « menaces » du Hezbollah et que « les relations avec la Syrie sont excellentes ».
Le Premier ministre Saad Hariri a affirmé dans une interview télévisée qu'il ne cédera pas aux « menaces », au moment où le Hezbollah hausse le ton contre le tribunal de l'ONU chargé d'enquêter sur l'assassinat de Rafic Hariri.
« Personne ne peut me menacer pour me forcer la main. Je n'agis pas selon cette logique. Je ne cède pas aux menaces », a affirmé M. Hariri dans un entretien à Russia Today (RT), la chaîne russe d'informations en continu.
« Je suis prêt à un dialogue calme et constructif, mais si quelqu'un vient me mettre le couteau sous la gorge et me dire comment travailler, cela est inacceptable, le Liban n'est pas comme ça », a-t-il poursuivi, selon le texte de l'interview publié par le bureau du Premier ministre, qui entame aujourd'hui une visite officielle de deux jours à Moscou.
Le Premier ministre libanais a par ailleurs qualifié les relations avec la Syrie, ancienne puissance de tutelle, d' « excellentes », tout en rappelant que les mandats d'arrêt émis par la justice syrienne contre plusieurs personnalités proches de lui « ont été émis de manière illégale ». Début octobre, la justice syrienne avait émis ces mandats contre 33 personnalités libanaises, arabes et étrangères après une plainte déposée en Syrie par l'ex-patron de la Sûreté générale, Jamil Sayyed, contre de « faux témoins » dans l'enquête sur l'assassinat de Rafic Hariri.
« Nous voulons une relation spéciale avec la Syrie parce que nous croyons qu'elle nous est profitable politiquement, militairement, économiquement et socialement. Nous devons insister sur cette relation qui devrait se situer entre deux États, que ce soit au niveau politique, économique, ou au niveau des institutions », a encore affirmé M. Hariri.
Voici, par ailleurs, certaines des réponses du Premier ministre :

Le dossier des faux témoins
« Je ne considère pas qu'il y ait confusion à ce sujet. Nous sommes tous d'accord qu'il s'agit d'un dossier important qui devrait être discuté au sein du Conseil des ministres. Le désaccord porte sur la partie devant laquelle cette affaire doit être déférée. Certains veulent que le dossier soit déféré devant la Cour de justice, nous nous disons que la justice ordinaire est responsable de ce dossier. Mais puisque le dossier va être transmis aux autorités judiciaires, pourquoi anticiper les résultats en disant que cela va impliquer des personnages » haut placés « . Si les résultats de l'enquête son connus d'avance, comment la justice pourra-t-elle suivre son cours ? Que les suspects comparaissent donc. Nous y sommes favorables. Nous devons tous savoir par exemple que l'accusé Michel Jarjoura est actuellement en prison pour faux témoignage. Un mandat d'arrêt est émis contre Mohammad Zuhair al-Siddiq pour complicité dans l'assassinat du président martyr Rafic Hariri. Même Houssam Houssam, qui se trouve actuellement en Syrie, est poursuivi en justice. Il y a aussi une quatrième personne qui pourrait être jugée par les autorités judiciaires libanaises pour son témoignage. Ainsi, nous croyons que nous ne devons pas anticiper les verdicts, et laisser la justice faire son travail. »

La possibilité de démissionner
« J'ai déjà été sous forte pression. Mais (...) je considère que j'ai été élu par le peuple libanais et je suis ici aujourd'hui parce qu'il y a une majorité parlementaire qui a gagné et m'a nommé à la présidence du gouvernement. Certes, j'ai obtenu la confiance du Parlement parce que j'ai formé un gouvernement d'union nationale, mais c'est la majorité parlementaire qui m'a nommé à la présidence du Conseil des ministres. »

Le dialogue national
« Nous voulons que le dialogue national se tienne. Lorsque le président Sleiman nous convoquera à la table de dialogue, nous serons prêts et tous les partis politiques dans le pays doivent également être prêts. Il est inadmissible de refuser le dialogue. Aucun parti politique n'a le droit de le refuser. Le dialogue est un devoir national pour tous (...) même si nous ne sommes pas d'accord. Il n'y aura peut-être pas de résultat, mais au moins nous nous serons parlé. Cela rassurera les Libanais. »

Le TSL
« Nous sommes les victimes de l'injustice, ce sont nos dirigeants, amis, frères et enfants qui ont été assassinés. Nous avons été ceux qui ont le plus souffert de l'injustice dans cette phase. Les autres devraient comprendre cela, tout comme ils s'attendent à être compris. Nous devons préserver notre pays. Nous devrions être en mesure de communiquer les uns avec les autres, nous comprendre les uns les autres et trouver des solutions (...) Offenser les gens, menacer, ne fonctionne pas au Liban. Nous avons connu cela. Quelqu'un a-t-il pu éliminer les autres ? Ce n'est pas arrivé dans le passé et n'arrivera pas aujourd'hui. »

La majorité parlementaire, la relation avec Walid Joumblatt
« Nous sommes d'accord avec Walid Joumblatt sur la plupart des questions (...) La relation entre ce dernier et le Courant du futur est une relation historique qui a commencé avec mon père et se poursuivra avec moi (...) Je considère que tant que tout le monde est encore au gouvernement, je dispose toujours d'une majorité parlementaire. »

Armes et drogue
« J'ai des soucis concernant les armes dispersées dans le pays. Je veux mettre un terme à ce phénomène. Et j'ai des préoccupations au sujet de la drogue, car l'État n'est pas en mesure d'accomplir son rôle. Nous devons nous concentrer sur le renforcement de l'État et de ses institutions, et nous avons annoncé dans la déclaration ministérielle que les priorités des citoyens et la reconstruction des institutions de l'État devraient être atteintes. Nous avons souligné cela dans le budget 2010. Je trouve inadmissible que le budget n'ait pas encore été ratifié. »
Enfin, à la question de savoir s'il craignait la reprise des assassinats politiques, le Premier ministre a répondu : « Tant qu'il y aura un tribunal international, ils ne recommenceront pas. »
Le Premier ministre Saad Hariri a affirmé dans une interview télévisée qu'il ne cédera pas aux « menaces », au moment où le Hezbollah hausse le ton contre le tribunal de l'ONU chargé d'enquêter sur l'assassinat de Rafic Hariri.« Personne ne peut me menacer pour me forcer la main. Je n'agis pas selon cette logique. Je ne cède pas aux menaces », a affirmé M. Hariri dans un entretien à Russia Today (RT), la chaîne russe d'informations en continu.« Je suis prêt à un dialogue calme et constructif, mais si quelqu'un vient me mettre le couteau sous la gorge et me dire comment travailler, cela est inacceptable, le Liban n'est pas comme ça », a-t-il poursuivi, selon le texte de...
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