Kahwagi a coupé court à toutes les spéculations : en cas de tensions, l'armée ne prendra pas parti, mais ne restera pas non plus à l'écart!
"Nous avons mis en garde les parties concernées contre les dangers de porter atteinte à la sécurité".
"Nous avons envoyé des renforts suffisants à Beyrouth et étudié toutes les autres zones les plus sensibles", a-t-il ajouté.
"L'armée sera ferme", a prévenu le chef de l'armée, en référence aux éventuelles "tensions au niveau de la sécurité dans toutes les régions et notamment les régions chrétiennes".
Tout-puissants avant et durant la guerre civile (1975-1990), les chrétiens du Liban (30% de la population) ont vu leur rôle politique s'affaiblir au fil des ans et sont actuellement divisés entre partisans du camp du Premier ministre sunnite Saad Hariri et celui du Hezbollah chiite. Or un bras de fer oppose le camp de M. Hariri, qui soutient le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) chargé de l'enquête sur le meurtre de son père, à celui du Hezbollah, qui accuse le TSL d'être "politisé" et d'avoir basé son enquête sur de faux témoignages.
Le TSL a été mis en place par l'ONU pour enquêter sur l'assassinat en 2005 de Rafic Hariri dans un attentat à Beyrouth. Le Hezbollah s'attend à ce que cette instance publie un acte d'accusation le mettant en cause dans cette affaire.
Le 28 octobre, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a appelé au boycottage du TSL, avertissant que toute coopération avec ce tribunal serait "une agression" contre le Hezbollah, le mouvement politique et militaire le plus puissant au Liban et qui est soutenu par la Syrie et l'Iran. Son numéro deux, cheikh Naïm Kassem, a averti que l'éventuelle mise en cause de son parti pourrait conduire à une "explosion".


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