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Liban

Le 14 Mars dénonce l’« intimidation » pratiquée par l’ex-opposition

Les commentaires allaient bon train hier dans les milieux du 14 Mars au sujet des scénarios-catastrophes évoqués par des membres et des médias de l'ex-opposition en relation avec le dossier dit des « faux témoins ».
À l'issue d'un entretien avec le patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir, le ministre du Travail, Boutros Harb, s'est dit « stupéfait de voir certaines personnes monter sur les tribunes pour user du langage de l'instinct, de la discorde et de la crispation ».
« Qui a donc intérêt au Liban à ce que l'explosion survienne ? » s'est interrogé M. Harb, avant d'ajouter : « Je tire la sonnette d'alarme. Cette voie ne peut mener qu'à la destruction et à la disparition du Liban. Celui qui se croit fort aujourd'hui pourrait être faible demain. »
Reliant cette question à la présence chrétienne au Liban, M. Harb a dit : « Nous sommes attachés à notre présence dans cette région, tout comme à notre liberté, nos droits et notre rôle influent. Nous nous voyons de ce fait contraints de défendre notre rôle, notre position et notre système libanais démocratique et libre, lequel permet aux chrétiens d'avoir une influence dans le processus politique et de ne pas être marginalisés par des conflits secondaires fondés pour la plupart sur l'intimidation et la menace de recourir aux armes. »
De son côté, l'ancien député Moustapha Allouche, membre du bureau politique du Courant du futur, a estimé que les « scénarios » évoqués dans les milieux de l'ex-opposition font partie des « tentatives d'intimidation à l'égard du 14 Mars ». « Tout cela impose à la justice, à l'armée et aux forces de sécurité de bouger », a-t-il dit.
Selon lui, « le pays est dans un état de putsch permanent ». « Le fait qu'il existe une milice armée capable d'annuler ou d'ajourner les décisions de l'État signifie que nous sommes en situation de putsch et cela ne peut pas durer éternellement », a-t-il souligné.
« Si le 8 Mars se montre insistant en Conseil des ministres pour procéder au vote » au sujet des « faux témoins », le 14 Mars aura le choix entre plusieurs moyens démocratiques, y compris se retirer de la séance », a-t-il par ailleurs annoncé.
Le député FL Antoine Zahra a fait valoir que tous les scénarios évoqués « supposent qu'il n'existe au Liban ni Etat, ni armée, ni FSI, ce qui est faux, et que la population n'est formée que de poussins ».
« Le cas échéant, il y a une armée et des forces de sécurité et il y a aussi Harissa sur la route de Meerab. Nous sommes un peuple qui croit en Dieu, en ses saints, en l'État et en ses institutions, et nous faisons tout ce qu'il faut pour que ces institutions soient les responsables uniques de la sécurité de tous », a ajouté M. Zahra, pour qui ces « idées intimidatrices n'expriment que les rêves de ceux qui les évoquent ».
Plus globalement, l'ancien Premier ministre Fouad Siniora a réitéré la position du Courant du futur en faveur à la fois du TSL et du maintien de la stabilité dans le pays.
M. Siniora a en outre souligné que l'ajournement de la dernière séance du Conseil des ministres ne signifie pas « que nous sommes entrés dans une phase dangereuse ».
Pour sa part, le chef du comité exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a affirmé à des députés européens qu'il a reçus à Meerab que « le 8 Mars tente actuellement de faire pression sur le Premier ministre, Saad Hariri, dans le but de supprimer le TSL ». Selon lui, « il n'y a pas aujourd'hui de faux témoins et seuls les enquêteurs internationaux peuvent conclure si des témoignages recueillis sont faux ou pas ».
Sejaan Kazzi, conseiller politique du chef des Kataëb, Amine Gemayel, a lui aussi indiqué qu'au cas où le Conseil des ministres s'orientait vers un transfert du dossier des témoins à la Cour de justice, comme le souhaite la minorité, le ministre Kataëb se retirerait de la séance.
Le député Atef Majdalani (Courant du futur) a, quant à lui, estimé que l'objectif du Hezbollah irait au-delà du TSL. « Il pourrait s'agir d'un marché mettant face à face le tribunal et l'accord de Taëf et dont le but serait d'orienter le pays vers la formule des trois tiers (chrétien, sunnite, chiite) en attendant l'État du wilayet el-fakih », a-t-il dit.
Les commentaires allaient bon train hier dans les milieux du 14 Mars au sujet des scénarios-catastrophes évoqués par des membres et des médias de l'ex-opposition en relation avec le dossier dit des « faux témoins ».À l'issue d'un entretien avec le patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir, le ministre du Travail, Boutros Harb, s'est dit « stupéfait de voir certaines personnes monter sur les tribunes pour user du langage de l'instinct, de la discorde et de la crispation ».« Qui a donc intérêt au Liban à ce que l'explosion survienne ? » s'est interrogé M. Harb, avant d'ajouter : « Je tire la sonnette d'alarme. Cette voie ne peut mener qu'à la destruction et à la...
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