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Économie - Rapport

La Banque mondiale table sur une croissance modérée en Russie pour 2010-2012

La hausse du PIB sera modérée, en raison du contexte économique mondial, estime le document publié hier.
La Banque mondiale (BM) a abaissé hier sa prévision de croissance pour la Russie à 4,2 % en 2010, contre 4,5 % jusqu'à présent, et s'attend à une hausse modérée du PIB en 2011 et 2012, en raison du contexte économique mondial et d'une incertitude sur les prix du pétrole.
« Avec une croissance mondiale et européenne modérée, des prix pétroliers et des flux de capitaux incertains, la Russie va probablement avoir une croissance de 4,2 % en 2010 », estime la Banque mondiale dans un rapport.
« Avec une reprise plus lente que prévu au premier trimestre 2010 et la persistance de risques baissiers sur la reprise économique mondiale, nous avons révisé notre prévision du produit intérieur brut (PIB) à 4,2 % en 2010, suivi d'une croissance à 4,5 % en 2011 et à 3,5 % en 2012 », poursuit-elle.
Dans son rapport précédent, en juin 2010, la Banque mondiale avait déjà abaissé sa prévision de croissance pour la Russie à 4,5 % en 2010, contre 5-5,5 % prévus jusqu'alors.
De leur côté, les autorités russes tablent sur une croissance de 4 % du PIB pour l'ensemble de 2010.
« Après un premier trimestre décevant en 2010, la dynamique de croissance a été retrouvée au cours du deuxième et du troisième trimestre, soutenue par la reprise de la consommation des ménages et le rétablissement des réserves de valeurs matérielles », explique l'institution.
Mais « nous prévoyons pour 2011 et 2012 que le rythme de la croissance sera limité et dépendra des gains de la consommation et du rythme de reprise pour les crédits à long terme dans le secteur privé, indispensables pour stimuler la croissance des investissements dans le capital », est-il également précisé. De plus, « l'augmentation des revenus budgétaires provoquée par l'augmentation des prix du pétrole va probablement être annulée par de nouvelles pressions dues à des dépenses supplémentaires sur les infrastructures et la modernisation de l'économie », indique la BM.
La banque prévoit dès lors un déficit budgétaire de 4,4 % du PIB en 2010 et de 3,1 % en 2012, un bilan plus optimiste néanmoins que celui des autorités russes, qui tablent sur un déficit budgétaire compris entre 5 % et 5,4 % du PIB.
La Russie est l'un des premiers exportateurs au monde de brut, et son économie est très dépendante de ces ventes.
Concernant l'inflation, la Banque mondiale se montre au contraire bien plus pessimiste que le gouvernement russe, estimant que la hausse des prix s'établira à 8-9 % en 2010. zL'institution juge aussi que l'inflation ne pourra pas descendre sous 8 % en 2011, « à moins que ne soit mise en place une politique budgétaire vraiment plus sévère ». Le Premier ministre Vladimir Poutine a indiqué mi-octobre tabler sur une hausse des prix de 6,3 % en 2011. Par ailleurs, le rapport de la BM relève que ce ne sont pas les régions plus développées de Russie qui se remettent le mieux de la crise mondiale : « Les régions qui ont le plus souffert sont les plus développées et ce ne sont pas nécessairement celles qui mènent la reprise. »
Ainsi, certaines régions, parmi lesquelles la région de Moscou ou la région de Iaroslav (nord-est de Moscou), ont des taux de chômage encore deux fois plus élevés qu'en 2008. Au contraire, les régions de Tomsk (Sibérie) ou du Kamtchatka (Extrême-Orient russe) ont des taux 30 % plus bas qu'en 2008. « La crise a peut-être été l'occasion de mettre en place des réformes et de donner un élan pour repenser et renforcer le secteur public et financier ainsi que de (lancer) les réformes de diversification au niveau régional », conclut la Banque mondiale.
La Banque mondiale (BM) a abaissé hier sa prévision de croissance pour la Russie à 4,2 % en 2010, contre 4,5 % jusqu'à présent, et s'attend à une hausse modérée du PIB en 2011 et 2012, en raison du contexte économique mondial et d'une incertitude sur les prix du pétrole.« Avec une croissance mondiale et européenne modérée, des prix pétroliers et des flux de capitaux incertains, la Russie va probablement avoir une croissance de 4,2 % en 2010 », estime la Banque mondiale dans un rapport.« Avec une reprise plus lente que prévu au premier trimestre 2010 et la persistance de risques baissiers sur la reprise économique mondiale, nous avons révisé notre prévision du...
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