Au moment où Michel Sleiman recevait en grande pompe Ahmadinejad, Hassan Nasrallah annonçait, toujours du fond de son terrier et habité par la rhétorique de son illuminé de maître, qu'Israël serait bientôt rayé de la carte. Eh ben, on n'est pas dans la merde ! Rien de mieux pour mettre définitivement le Liban en danger de mort. La visite d'Ahmadinejad n'avait d'autre but que de nous entraîner dans sa spirale infernale et provocatrice, nous mettant ainsi à dos 90 % des nations de la planète. La faiblesse de l'État libanais profite non seulement à tous ses voisins barbares, mais aussi au belliqueux Hezbollah qui, jour après jour, se positionnant au-dessus des lois de la République, s'autoproclame État dans l'État et qui se permet d'engager le Liban dans des conflits suicidaires pour obéir à son gourou iranien. Depuis 1982, un bras de fer israélo-syrien (ou américano-iranien) est engagé sur notre territoire. Pendant vingt-neuf ans, l'occupation et la tutelle syriennes ont bien œuvré pour bloquer tout développement militaire au Liban afin de permettre aux membres du parti de Dieu de parvenir à la puissance qu'ils affichent aujourd'hui, supérieure à celle de l'État légitime. Pendant dix-huit ans, l'occupation israélienne au sud du Liban a été le théâtre d'abus et d'exactions pour déstabiliser davantage un pays déjà largement tiraillé par les courants de ses différentes communautés, d'une part, et pris en tenailles, d'autre part, entre l'adhésion à la présence syrienne ou la condamnation d'une ingérence interminable. Hier, en recevant triomphalement le président iranien, en ouvrant les bras à celui qui n'hésite pas à lapider à mort les jeunes de son pays dont le seul péché est d'aimer, en déroulant le tapis rouge au plus valeureux défenseur des valeurs humaines les plus dégradantes et à côté desquelles l'âge de pierre est considéré comme une ère moderne, l'État libanais creuse encore plus sa tombe, dragué par la dynamique de haine dévastatrice du président iranien, s'alliant à lui dans le négationnisme. Je ne soutiens ni ne défends Israël, loin de là. Je m'exprime en terme d'avenir pour le Liban. Ahmadinejad veut non seulement isoler le Liban du reste du monde comme il l'a fait avec son pays, il est surtout en train de baliser le terrain et mettre en place sa stratégie de guerre contre Israël en utilisant son allié hezbollahi, ce qui lui permet de ne pas se mouiller directement dans les faits, se contentant d'entretenir sa logorrhée subliminale pour transcender une foule totalement soumise à son instrumentalisation. Le problème est que le champ de bataille sera encore une fois le Liban et aucun pays de cette région au bord de l'embrasement n'y voit d'objection.
Au moment où Michel Sleiman recevait en grande pompe Ahmadinejad, Hassan Nasrallah annonçait, toujours du fond de son terrier et habité par la rhétorique de son illuminé de maître, qu'Israël serait bientôt rayé de la carte. Eh ben, on n'est pas dans la merde ! Rien de mieux pour mettre définitivement le Liban en danger de mort. La visite d'Ahmadinejad n'avait d'autre but que de nous entraîner dans sa spirale infernale et provocatrice, nous mettant ainsi à dos 90 % des nations de la planète. La faiblesse de l'État libanais profite non seulement à tous ses voisins barbares, mais aussi au belliqueux Hezbollah qui, jour après jour, se positionnant au-dessus des lois de la République, s'autoproclame État dans...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.