Benitez, 60 ans, compte les blessés. L'Inter est particulièrement touchée au milieu de terrain, où l'Argentin Esteban Cambiasso (cuisse), le Serbe Dejan Stankovic (mollet), le Brésilien Thiago Motta (genou) et le Kényan MacDonald Mariga sont tous forfaits. En attaque, le Macédonien Goran Pandev et l'Argentin Diego Milito sont du voyage à Londres, mais, convalescents, ne peuvent pas jouer 90 minutes.
Enfin, l'entraîneur espagnol a perdu son gardien Julio Cesar, victime comme Cambiasso d'une élongation à une cuisse contre le Genoa, vendredi.
À Tottenham, ce pourrait être la nuit des seconds couteaux pour l'Inter. Benitez a dû convoquer des « bizuths » pour s'asseoir sur le banc, les jeunes Nigérians Joel Obi Chukwuma et Nwankwo Obiora (19 ans tous les deux), et le vétéran brésilien Mancini, encore jamais aligné cette saison.
En attaque, il devrait reconduire sur les côtés la prometteuse paire Coutinho (à gauche)-Biabiany (à droite), le Brésilien et le Français.
Dans les buts, Luca Castellazzi (35 ans) prend les gants de Julio Cesar pour un duel entre deux gardiens remplaçants italiens, au lieu des deux Brésiliens attendus, Carlo Cudicini relayant lui Heurelho Gomes, le portier de Tottenham exclu lors du match aller.
« Rafa » est aussi confronté à un problème de riche : il dispose de deux grands attaquants pour une place de n° 9 : Diego Milito et Samuel Eto'o.
En début de saison, la place était réservée à Milito, héros de la finale contre le Bayern Munich la saison dernière, où il avait signé un doublé. Mais l'Argentin a raté son début de saison, ne marquant qu'un but en deux mois, et en son absence sur blessure, Eto'o a marqué presque à chaque match !
Le Camerounais marche sur l'eau, avec 15 buts en 13 matches pour l'Inter (plus 4 en deux parties avec les « Lions indomptables »...), et il paraît difficile de déloger un buteur aussi prolifique, même s'il a raté une énorme occasion au Genoa, où il est resté muet.
En début de saison, Eto'o avait accepté de rester côté gauche, où il avait fait merveille sous José Mourinho, et les deux joueurs faisaient assaut de politesse l'un envers l'autre, mais la donne a changé. Milito de retour, l'un des deux doit s'exiler sur un côté, l'Espagnol jouant à une pointe. Pour continuer d'avancer dans la construction de son Inter, avec un groupe qui a réussi le triplé C1-championnat-Coupe d'Italie sous son prestigieux prédécesseur, Mourinho, Benitez va donner un premier élément de réponse à White Hart Lane, un stade où il a perdu les trois dernières fois qu'il s'y est rendu avec Liverpool (soit depuis qu'Harry Redknapp est aux commandes des « Spurs »). Une mission digne du « Special Two », comme l'appellent déjà les supporteurs de l'Inter.

