Le chef de cabinet du président afghan Hamid Karzaï, Oumar Daoudzaï, reçoit régulièrement de l'argent de l'Iran qui essaie d'asseoir son influence dans l'entourage du palais présidentiel, a révélé samedi soir le New York Times. L'argent qui, selon ces responsable, s'élève à des millions de dollars, est versé sur un fonds secret que Daoudzaï et Karzaï utilisent pour payer des députés, des chefs de tribus et même des responsables talibans, afin de s'assurer leur loyauté, poursuit le New York Times. « C'est en gros une caisse noire présidentielle, la mission de Daudzaï est de faire progresser les intérêts de l'Iran », a notamment affirmé un responsable occidental.
Une journaliste contestataire condamnée à un an de prison
Une journaliste iranienne, Mahsa Amrabadi, qui a travaillé pour le journal d'opposition interdit Etemad Melli, a été condamnée à un an de prison, a rapporté hier un site Internet d'opposition. La journaliste a été reconnue coupable de « propagande contre le système, à travers des entretiens et des reportages », a rapporté le site Kaleme.com. Mme Amrabadi, ainsi que son époux et journaliste réformiste Masoud Bastani, avaient été arrêtés après l'élection présidentielle controversée de juin 2009. Après avoir passé trois mois en prison, elle avait été libérée après le versement d'une caution de 200 000 dollars, ajoute le site. Son époux purge actuellement une peine de 6 ans de prison.
Téhéran va supprimer les cours jugés trop « occidentalisés » dans les universités
L'Iran a annoncé hier son intention de supprimer les cours jugés trop « occidentalisés » dans ses universités. « Les disciplines relevant des sciences sociales comme le droit, les études féminines, les droits de l'homme, le management, la sociologie, la philosophie, (...) la psychologie et les sciences politiques vont être réexaminées », a déclaré au journal Arman un haut responsable du ministère de l'Éducation, Abolfazl Hassani. « Leur révision permettra de les rendre compatibles avec les enseignements de l'islam. » Il a précisé que les universités ne seront plus autorisées à ouvrir de nouvelles facultés dans ces disciplines. Les programmes des facultés existantes seront revus.

