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Liban - La Situation

Damas prépare une nouvelle offensive politique contre le 14 Mars

Le point focal de la semaine qui commence est bien sûr la réunion, mercredi, du Conseil des ministres, à l'ordre du jour duquel figure la question brûlante des « faux témoins », un montage juridique dont le but principal est de torpiller le tribunal international.
Toutefois, il ne semble pas que le face-à-face entre la majorité et l'opposition, à ce sujet, soit pour cette semaine. Une fois de plus - une dernière fois ? - ce point sera soulevé et ajourné, afin de permettre au chef de l'État de « rapprocher les points de vue », autrement dit, de résoudre la quadrature du cercle.
Il semble en effet que les recours régionaux et internationaux pour éviter une confrontation dramatique ne soient pas encore épuisés.
C'est ainsi qu'après s'être entretenu avec le chef de l'État Michel Sleiman, le président français recevra mercredi le président de la Chambre, Nabih Berry, qui entame aujourd'hui une visite officielle en France. Certes, la France a fait savoir qu'elle appuie le tribunal international et l'on voit mal ce que pourraient se dire, à ce sujet, le président français et M. Berry. Ni la nouveauté que pourrait apporter la France à ce qui se passe.
Faut-il placer les audiences que le chef de l'État syrien accorde à des personnalités libanaises dans le cadre des efforts d'apaisement ? Rien n'est moins sûr, affirme une source de la majorité, qui sent venir, au contraire, une nouvelle offensive politique syrienne contre la majorité.
C'est dans ce cadre que cette source situe la visite effectuée hier à Damas par M. Walid Joumblatt et celle que fera aujourd'hui Omar Karamé. De toute évidence, explique la source, le président Assad est en train de « regrouper ses forces pour un nouvel assaut ».
La déclaration du Premier ministre syrien Nagi Otri, qualifiant de « force en carton » le 14 Mars, est un avant-goût de ce qui se prépare, estime la source citée.
La majorité, pour sa part, ne s'est pas privée de riposter à l'attaque syrienne, se déchaînant contre ces « outrances et cette ingérence flagrante dans la politique libanaise ».
À ce stade, fort heureusement, la guerre verbale opposant la majorité à l'opposition ne semble pas devoir déborder sur la situation gouvernementale. Walid Joumblatt l'a déclaré hier : il ne sert à rien de provoquer la chute du gouvernement, sans opérer au préalable une modification de l'équilibre des forces. Cette chute conduirait directement à une crise gouvernementale aussi prolongée que stérile. Mais cette déclaration a été faite avant le saut à Damas. La Syrie cherche-t-elle à faire basculer la majorité de son côté ? Les « remontrances » qu'on aurait adressées à Joumblatt, en Syrie, laissent penser que « oui ». L'heure de jouer cartes sur table approche.

Le point focal de la semaine qui commence est bien sûr la réunion, mercredi, du Conseil des ministres, à l'ordre du jour duquel figure la question brûlante des « faux témoins », un montage juridique dont le but principal est de torpiller le tribunal international.Toutefois, il ne semble pas que le face-à-face entre la majorité et l'opposition, à ce sujet, soit pour cette semaine. Une fois de plus - une dernière fois ? - ce point sera soulevé et ajourné, afin de permettre au chef de l'État de « rapprocher les points de vue », autrement dit, de résoudre la quadrature du cercle.Il semble en effet que les recours régionaux et internationaux pour éviter une confrontation dramatique ne soient pas...
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