Interrogé par l'agence al-Markaziya, M. Geagea a ajouté : « Et puis, nous n'allons pas, à chaque fois que quelqu'un nous menace de destructions, céder à ses desiderata et faire ce qui l'arrange. » « Il y a un minimum d'État, cela a été démontré au cours des derniers mois. »
« Le président de la République, le Premier ministre, la majorité, le commandement de l'armée et les FSI ont suffisamment de capacités pour empêcher une fraction de Libanais de s'imposer par la force aux dépens des autres », a-t-il dit.
Interrogé sur le point de savoir si, d'après lui, le chef du gouvernement, Saad Hariri, pourrait céder aux pressions exercées contre lui, il a répondu : « Vous devriez l'interroger, mais d'après mes renseignements et le climat ambiant, cela est totalement hors de question. »
M. Geagea a affirmé ne pas être au courant de la date de parution de l'acte d'accusation. Il a toutefois souligné que la reconstitution de l'attentat contre Rafic Hariri, récemment entreprise en France, « signifie que l'enquête est dans sa phase finale », et a d'autre part affirmé ne pas avoir d'indices à l'heure actuelle sur la possibilité d'une reprise des attentats politiques.
Enfin, M. Geagea a refusé de répondre directement aux propos tenus la veille par le PDG de la LBCI, Pierre Daher, dans le cadre du contentieux judiciaire qui oppose la chaîne aux FL. « C'est une question judiciaire et nous avons fait ce qu'il faut à ce sujet sur le plan judiciaire. Tout ce qui se dit hors de ce cadre n'est qu'une perte de temps et une tentative de jeter de la poudre aux yeux. Que celui qui a quelque chose à dire à ce sujet le fasse devant la justice », a-t-il lancé.

