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Liban - Formation

L’Université pour tous élargit ses horizons pour la nouvelle année académique

Donner la possibilité aux personnes adultes et aux jeunes qui sont déjà sur le marché du travail de parfaire leur culture et d'étendre leurs connaissances à des secteurs dépassant leur domaine de spécialisation : tel est l'objectif que s'est fixé depuis plusieurs années l'Université pour tous qui a étendu cette année ses cours à de nouvelles disciplines.
Démocratisation et diversité : telle est, schématiquement, la ligne directrice qui devrait caractériser les cours de l'Université pour tous (UPT, relevant de l'Université Saint-Joseph) pour l'année académique 2010-2011. Une ligne directrice définie par le directeur académique de l'UPT, Gérard Bejjani, qui s'emploie à faciliter l'accès de cette formation postuniversitaire accélérée au plus large public possible, notamment parmi les jeunes.
« Comme son nom l'indique, l'Université pour tous doit être réellement pour tous, souligne d'emblée Gérard Bejjani. Il est donc nécessaire de rendre les cours accessibles à un large public qui ne devrait pas se limiter uniquement à une certaine élite. » Cela implique une diversité non seulement au niveau de la nature de la formation proposée, mais aussi au niveau de la tranche d'âge ainsi que du profil social des étudiants. Autant d'objectifs rendus nécessaires par l'esprit même et la raison d'être de l'UPT, à savoir permettre aux personnes qui sont déjà sur le marché du travail d'élargir leurs horizons, de parfaire leur culture, d'acquérir des connaissances en dehors de leur domaine de spécialisation et au-delà de leur activité professionnelle quotidienne.
L'une des mesures adoptées par M. Bejjani afin d'atteindre cet objectif de démocratisation et de diversité a été d'octroyer une réduction de 15 pour cent aux candidats âgés de moins de 26 ans. Parallèlement, un système de caisse de parrainage et des activités permettant d'engendrer des recettes substantielles ont été prévus afin de pouvoir réduire les frais d'inscription. « Cela nous a permis de toucher un public plus jeune et moins élitiste », souligne M. Bejjani qui indique que conformément à cette même optique, l'exigence d'un bon usage de la langue française a été supprimée. Dans ce cadre, la grande nouveauté cette année aura été l'introduction de trois cours en langue arabe portant sur l'arabe dialectal et classique (à l'intention, surtout, des étrangers), l'usage de l'arabe pour ceux qui souhaitent se réconcilier avec leur patrimoine, et la pensée arabe.

Des intervenants de grande renommée
Cette démocratisation ne signifie pas toutefois baisse de niveau ou vulgarisation poussée à l'extrême. Les cours traditionnels à caractère académique ne sont pas ainsi négligés, notamment pour ce qui a trait à l'actualité politique, la psychologie, les sciences sociales, l'économie, la philosophie, l'informatique, la littérature, etc. Et afin d'assurer une qualité garantie sur le plan de l'acquisition des connaissances, un effort particulier a été fait pour le choix d'intervenants bénéficiant d'une large renommée nationale et de compétences reconnues. La liste à cet égard est, certes, longue, mais certains noms mériteraient d'être rapportés, à titre indicatif : le député Marwan Hamadé (Proche-Orient : le monde arabe et le binôme turco-iranien ; les Nations unies revues et corrigées) ; le ministre Ziyad Baroud (droit de l'homme et détention) ; l'ambassadeur Panos Kalogeropoulos (la Grèce) ; l'ambassadeur Juan Carlos Gafo Acevedo (l'héritage artistique de la présence arabe en Espagne) ; Antoine Courban (l'affaire Galilée) ; le père Sélim Daccache (saint Augustin) ; Joe Letayf et Gérard Bejjani (théâtre et musique) ; Mahmoud Zibawi (les arts chrétiens d'Orient) ; Mounir Chamoun (la construction du bonheur : de l'exaltation à l'adaptation) ; notre collègue Michel Hajji Georgiou (violence morale et libertés publiques ; scène politique 2005-2010 : entre espoirs et réalités) ; Sami Nader (géopolitique du Moyen-Orient ; droits de l'homme et politique) ; Suzi Hakimian (archéologie et éthique) ; Myrna Gannagé (la pensée et ses perturbations) ; Mirna Waked (pneumologie) ; Jad Hatem (l'hindouisme ; la religion des Cathares) ; Christine Babikian Assaf (expansion européenne et colonisation) ; Nadine Mokdessi (personnage et acteur) ; Jacques Liger-Belair (réflexions sur l'architecture) ; Jean-Louis Mainguy (espace et spiritualité) ; Pierre Issa (Arcenciel) ...
À cette diversité d'intervenants hautement qualifiés vient s'ajouter l'introduction de nouvelles disciplines qui sortent du cursus classique et qui revêtent un caractère plus « pratique ». Citons, toujours à titre indicatif : l'atelier d'écriture ; art dramatique ; architecture et architecture d'intérieur ; danse ; yoga ; photographie ; ateliers d'art (mosaïque, peinture) ; cinéma ; informatique ; environnement ... Certaines de ces disciplines ont nécessité de « déborder » des locaux traditionnels de l'UPT (rue Huvelin) pour étendre les cours spécialisés au théâtre Monnot et au gymnase relevant de l'USJ.
L'une des innovations les plus intéressantes de cette nouvelle année académique à l'UPT aura été sans doute (en sus de l'introduction de l'arabe) l'organisation d'une dizaine de sorties, les samedis, dans le but de visiter de belles demeures libanaises typiques dans diverses régions de la montagne. Une occasion de combiner culture et agrément, souligne Gérard Bejjani.
Les cours débuteront le 8 novembre prochain, et les inscriptions se poursuivent jusqu'au 29 octobre.
Démocratisation et diversité : telle est, schématiquement, la ligne directrice qui devrait caractériser les cours de l'Université pour tous (UPT, relevant de l'Université Saint-Joseph) pour l'année académique 2010-2011. Une ligne directrice définie par le directeur académique de l'UPT, Gérard Bejjani, qui s'emploie à faciliter l'accès de cette formation postuniversitaire accélérée au plus large public possible, notamment parmi les jeunes.« Comme son nom l'indique, l'Université pour tous doit être réellement pour tous, souligne d'emblée Gérard Bejjani. Il est donc nécessaire de rendre les cours accessibles à un large public qui ne devrait pas se limiter uniquement...
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