S'adressant aux correspondants de presse à l'issue de sa réunion avec les deux responsables du Tachnag, le leader des FL a déclaré : « Le parti Tachnag est pour nous un parti ami depuis des dizaines d'années en dépit de son positionnement et de ses alliances politiques (avec le Hezbollah et Michel Aoun). L'entrevue était positive et nous avons mis l'accent sur la nécessité d'avoir recours au dialogue afin de régler les problèmes en suspens. Nous nous sommes également entendus sur le maintien des contacts entre les deux partis ».
En réponse à une question, M. Geagea a catégoriquement démenti la possibilité d'un report de la publication de l'acte d'accusation pour une période d'un an (comme l'affirment les sources du 8 Mars). « Cette thèse est farfelue car nul ne peut obtenir l'ajournement de l'acte d'accusation, sans compter qu'une telle éventualité est exclue », a déclaré le leader des FL qui a réaffirmé en outre que l'affaire de ceux que le Hezbollah qualifie de « faux témoins » n'est nullement de la compétence de la Cour de justice, conformément aux dispositions du code pénal.
Interrogé sur les éventuels résultats des concertations syro-saoudiennes et de la dernière visite de Nabih Berry à Damas, le leader des FL a déploré les supputations portant sur « l'impact possible des axes étrangers sur la situation interne au Liban ». « Nous semblons attendre le résultat de ces réunions à l'étranger pour déterminer ce que nous devons faire au Liban, a relevé M. Geagea. En tant que libanais, nous devons nous-mêmes décider ce que nous devons faire et définir notre position afin d'en débattre dans le cadre des institutions constitutionnelles. » En conclusion, M. Geagea a réaffirmé que dans le contexte présent, il n'existe aucune alternative à la présence de Saad Hariri à la tête du gouvernement.
Le Tachnag
De son côté, M. Pakradounian a déclaré qu'« il existe certaines constantes historiques entre les Forces libanaises et le Tachnag, à savoir l'indépendance, la liberté et la souveraineté du Liban, le soutien aux institutions légales dont notamment l'armée qui est la principale garantie de la sauvegarde de l'unité et de la stabilité du Liban, ainsi que le recours au dialogue, et non pas à la violence et aux armes, pour régler les problèmes en suspens ».
En réponse à une question, M. Pakradounian a souligné que « depuis 2005, le Tachnag appuie le tribunal international ». Et d'ajouter à ce propos : « Si certaines parties étrangères cherchent à exploiter ce tribunal pour provoquer une discorde, nous devons tous nous y opposer (...). Nous devons éviter au pays tout dérapage sécuritaire tout en dévoilant la vérité sur l'assassinat du président Rafic Hariri . » Interrogé sur l'opposition du 8 Mars au tribunal international et sur les mises en garde concernant les risques de discorde interne, M. Pakradounian a déclaré : « Si les Libanais rejettent la discorde, nul au monde ne pourra la provoquer, surtout si nous nous opposons aux ingérences et aux diktats étrangers. » En conclusion, M. Pakradounian a déclaré que le Tachnag appuie la position du chef du CPL concernant la nécessité de réformes internes. « Personne au Liban n'est opposé à une telle option », a-t-il relevé.
Signalons, par ailleurs, que M. Geagea a également reçu hier le ministre de l'Environnement, Mohammad Rahhal, qui a déclaré, à l'issue de l'entretien qui a duré une heure trente, que la campagne menée par le 8 Mars au sujet des « faux témoins » et les déclarations qualifiant le TSL d' « israélien et de sioniste » visent à aboutir au torpillage du tribunal.


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