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Liban - Conseil Des Ministres

« Faux témoins » : Sleiman va tenter de « rapprocher les points de vue »

L'affaire des faux témoins, soulevée par le 8 Mars, a une nouvelle fois été ajournée hier en Conseil des ministres. Toutefois, à la demande des ministres du mouvement Amal - les seuls opposants à avoir pris la parole sur ce sujet hier -, cet ajournement devrait être « le dernier ».
Prenant la parole sur ce point, le président Michel Sleiman a affirmé que « la décision politique de poursuivre en justice les faux témoins a été prise ». Toutefois, il a demandé un délai pour « rapprocher les points de vue », apparemment inconciliables, de ceux qui estiment que le dossier doit être confié à la Cour de justice (un tribunal d'exception dont les jugements sont sans recours) et tranché avant la publication de l'acte d'accusation, et ceux qui considèrent qu'il est du ressort de la justice ordinaire.
« Je reste ouvert à toute autre suggestion », a ajouté le président Sleiman. Le débat s'est clôt, une nouvelle fois, sur un compromis. Alors que les ministres appartenant à Amal demandaient que la question soit tranchée au cours du prochain Conseil des ministres, donc dans un délai d'une semaine, le ministre Hajj Hassan (Hezbollah) affirmait qu'il n'est pas nécessaire de contraindre le président Sleiman à des délais, du moment qu'il s'est engagé à œuvrer sur la question.
Dans le camp du 14 Mars, il était évident que les exigences de l'opposition sont une manœuvre. Selon le ministre de l'Éducation, Hassan Mneimné, le 8 Mars agit de la sorte dans le seul but « de retarder la parution de l'acte d'accusation ». À long terme, la justice libanaise entrerait en conflit avec le TSL, en exigeant que lui soient transmis des dossiers que la justice internationale considère comme confidentiels.

L'affaire « Sukleen »
La question des faux témoins réglée, l'ordre du jour de la réunion a été abordé. C'est le dossier de la société Sukleen, en charge de la voirie dans le Grand Beyrouth, qui a été abordé... trois heures durant. Les débats sur l'opportunité d'un renouvellement du contrat de la société ou de l'ouverture d'un appel d'offres international qui permettrait à de nouvelles compagnies de se manifester ont été très vifs et ont fini par un vote nul (14 voix pour, 14 contre) qui a reflété les divisions au sein d'un même camp, avec Ghazi Aridi et Waël Bou Faour votant contre le renouvellement du contrat et Akram Chehayeb votant pour.
Le débat auquel le président du CDR, Nabil el-Jisr, a été associé s'est soldé par une réduction de 4 % des tarifs pratiqués par cette compagnie, alors qu'au départ, le gouvernement souhaitait une baisse de 10 % « au moins ».
Il est apparu, au terme d'une discussion plutôt fastidieuse, que le contrat avec Sukleen, qui se renouvelle tous les six mois, est plus avantageux qu'une négociation nouvelle lancée au terme d'un appel d'offres international, qu'il faudrait presque deux ans pour mener à terme, sans garanties qu'il sera plus avantageux que le contrat actuel.
Par ailleurs, le Conseil des ministres a décidé de débloquer un montant de 2,5 millions de dollars pour acheter les radars nécessaires à un meilleur contrôle de la vitesse sur les grands axes routiers. Il a également approuvé le principe de la construction de parkings sous les jardins publics, la construction d'un hôpital gouvernemental à Jbeil et la nomination du conseil d'administration de la Caisse d'entraide des moukhtars.
Pour finir, le Conseil des ministres a décidé d'accorder plus d'attention aux difficultés de la vie quotidienne des Libanais. Une réunion extraordinaire de cabinet se tiendra à cette fin lundi.

L'affaire des faux témoins, soulevée par le 8 Mars, a une nouvelle fois été ajournée hier en Conseil des ministres. Toutefois, à la demande des ministres du mouvement Amal - les seuls opposants à avoir pris la parole sur ce sujet hier -, cet ajournement devrait être « le dernier ».Prenant la parole sur ce point, le président Michel Sleiman a affirmé que « la décision politique de poursuivre en justice les faux témoins a été prise ». Toutefois, il a demandé un délai pour « rapprocher les points de vue », apparemment inconciliables, de ceux qui estiment que le dossier doit être confié à la Cour de justice (un tribunal d'exception dont les...
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