L'administration Obama a notifié hier le Congrès d'une vente « importante » d'avions et d'hélicoptères militaires à l'Arabie saoudite, qui pourrait atteindre 60 milliards de dollars, a annoncé un haut responsable de la diplomatie américaine. Le plan prévoit d'autoriser la vente de dizaines de chasseurs-bombardiers F-15 et de trois types d'hélicoptères (Apache, Black Hawk et Little Birds), a indiqué Andrew Shapiro, sous-secrétaire d'État chargé des Affaires politico-militaires. Il a précisé que cette vente « ne devrait pas dépasser 60 milliards », ce qui en ferait, si l'ensemble du contrat était réalisé, la vente d'armes la plus importante jamais réalisée par les États-Unis. L'accord permet en particulier la vente de 84 F-15 neufs et la rénovation de 79 autres. La livraison des armes sera échelonnée sur 15 à 20 ans. Le porte-parole du département d'État, Philip Crowley, avait justifié en septembre la coopération militaire avec Riyad par « les inquiétudes bien compréhensibles que l'Arabie saoudite et d'autres pays ont au sujet de l'émergence de l'Iran ».
Le Congrès a la possibilité d'amender et de retarder cet accord. M. Shapiro a dit ne pas s'attendre à une opposition d'Israël à la vente.