Après toutes ces guerres destructives, Beyrouth, ce Phénix, tant de fois renaîssant de ses cendres, reste un récidiviste. Toujours les mêmes conflits... Le peuple, dégoûté par cet imbroglio, a recours à l'immigration comme échappatoire, et se bâtit un futur dans les pays étrangers.
Ce polar, dont les tisseurs sont plus fameux qu'Agatha Christie, a pour héros tous les hommes politiques, chacun avec son caractère particulier, fait d'outrecuidance et de dérisoire.
Quand « cela » se produira-t-il ? Mais « cela » a déjà commencé. Où ? Au Liban-Nord, au Liban-Sud, à l'Est, à l'Ouest.
Pourquoi ? Que voulez-vous ? Dans un pays englobant 18 communautés religieuses, où l'intérêt personnel prédomine, « cela » ne pouvait qu'arriver.
Comment ?
Grâce aux harangues « superfêtatoires » prononcées chaque soir à travers le journal de 20h.
La solution ? Y a-t-il encore une solution ? On en doute.
Le gouvernement travaille et promulgue des décrets, mais n'arrive jamais à prendre les décisions vitales qui assurent l'unité nationale et la solidarité interlibanaise, épargnant ainsi aux expansionnistes une victoire inéluctable.
Défaits, oui nous le sommes, après maintes batailles qui ont atteint nos familles. Nous réclamons la paix, une paix absolue et indiscutable. Nous réclamons un Liban libre, souverain, rejetant toute soumission externe, pour un futur rassurant où les jeunes seront assurés sur leur lendemain.


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