Au cours de sa conférence de presse, M. Adwan a notamment souligné que le litige opposant les FL au PDG de la LBC revêt un caractère purement judiciaire et porte uniquement sur la propriété de la chaîne de télévision. « L'acte d'accusation qui a été publié souligne très clairement que la LBC et toutes les sociétés formées par la suite (notamment le canal satellitaire et la société de production) sont la propriété des Forces libanaises », a déclaré M. Adwan.
Le vice-président des FL a souligné par ailleurs que Pierre Daher a reconnu devant le juge que de 1985 à 1992, la LBC était bel et bien la propriété des FL, mais par la suite il a fait état d'une réunion en tête à tête qui aurait eu lieu entre le leader des FL, Samir Geagea, et lui-même, en 1992, et au cours de laquelle M. Geagea lui aurait vendu la LBC. M. Adwan a indiqué que M. Daher n'avait pu fournir aucun document attestant la tenue de cette réunion ou prouvant que M. Geagea lui avait effectivement vendu la LBC. « S'il y avait eu vente (de la part de M. Geagea), il y aurait dû avoir un reçu du montant versé, a relevé M. Adwan. Or un tel reçu n'existe pas. »
M. Adwan a indiqué sur ce plan que feu Antoine Choueiri avait démenti cet acte de vente, précisant qu'en 1993, il avait négocié avec le président Rafic Hariri, M. Geagea et M. Daher en vue d'une fusion entre la LBC, la télévision du Futur et Télé Liban. « Comment la LBC aurait-elle pu avoir été vendue (en 1992) alors que des négociations avaient été entamées (en 1993) avec M. Geagea pour la fusion entre ces trois chaînes », s'est interrogé M. Adwan.
En conclusion, M. Adwan a souligné que les FL ne désirent pas récupérer la LBC afin d'en faire un média partisan, affirmant que cette chaîne appartient à « notre société » et aux Libanais, d'une manière générale. « Lorsque la LBC était à son apogée et à l'apogée de sa productivité, a déclaré M. Adwan, elle était la propriété des Forces libanaises, mais en réalité les FL la détenaient de façon nominale uniquement, car en réalité, la chaîne était au service de notre société pour être le porte-étendard de la liberté, du pluralisme, de l'ouverture, de la coexistence et de l'acceptation de l'autre. Nous nous engageons à ce qu'elle le reste et qu'elle persévère sur cette même voie », a conclu M. Adwan.


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