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Moyen Orient et Monde - Bahreïn

Une campagne électorale sur fond de tensions confessionnelles

La campagne pour les élections législatives et municipales du 23 octobre à Bahreïn se déroule sur fond de tensions confessionnelles. Ces tensions ont été ravivées début septembre avec l'inculpation de 23 activistes appartenant à la communauté chiite majoritaire dans le pays, accusés de complot pour renverser la monarchie sunnite, où des incidents avaient déjà éclaté pendant l'été.
Même si aucun incident n'a été enregistré ces dernières semaines, les forces de sécurité sont déployées à l'entrée de certaines agglomérations à majorité chiite, selon des habitants. Les autorités sont déterminées à reprendre le contrôle des mosquées, interdisant aux candidats d'y prêcher jusqu'à la proclamation des résultats. Elles ont déchu de sa nationalité l'ayatollah Hussein Mirza Najati, l'un des plus hauts dignitaires chiites.
Bahreïn doit « se mobiliser pour se protéger de la sédition et de ses démons, et rester uni contre la violence et le terrorisme », avait lancé début septembre son souverain, cheikh Hamad ben Issa al-Khalifa. Face à cela, l'opposition a perdu de sa vigueur. « Son discours a changé », relève l'analyste bahreïni Baqer al-Najjar, estimant que par leur implication dans le jeu politique, les partis d'opposition sont devenus « plus réalistes ». « Il y a moins de candidats cette fois », ajoute-t-il, citant « la situation sécuritaire comme l'une des causes » de la morosité de la campagne.
Les dernières législatives et municipales avaient été remportées par les partis islamistes, sunnites et chiites, mais avaient permis à l'opposition chiite de rentrer en force à la Chambre avec 17 députés sur 40.
La campagne pour les élections législatives et municipales du 23 octobre à Bahreïn se déroule sur fond de tensions confessionnelles. Ces tensions ont été ravivées début septembre avec l'inculpation de 23 activistes appartenant à la communauté chiite majoritaire dans le pays, accusés de complot pour renverser la monarchie sunnite, où des incidents avaient déjà éclaté pendant l'été.Même si aucun incident n'a été enregistré ces dernières semaines, les forces de sécurité sont déployées à l'entrée de certaines agglomérations à majorité chiite, selon des habitants. Les autorités sont déterminées...
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