Prenant la parole, Mme Haddad a affirmé que depuis quelque temps, un sondage effectué auprès des Libanais a montré que la confiance de ces derniers dans la justice libanaise est « branlante ». « Face à cette situation, il est de notre devoir de rétablir cette confiance, en réhabilitant la justice de manière à ce qu'elle puisse jouir de l'indépendance requise, afin qu'elle émette des jugements en toute neutralité, loin des ingérences et des pistons. » Et la bâtonnière de rappeler que le Liban a subi à plusieurs reprises l'occupation et a été contraint de se plier aux forces occupantes qui ont affecté son système judiciaire. « Cependant, cet état de fait que l'on dénonce ne saurait altérer notre volonté » de changement, a-t-elle ajouté, précisant qu'il est nécessaire d'assurer une meilleure protection de notre justice en mettant à sa disposition les moyens de faire face aux pressions.
« Au lendemain des dernières nominations judiciaires effectuées par le CSM adoptées par le ministre de la Justice et le Conseil des ministres, nous espérons que le projet de loi portant sur la consolidation de l'indépendance de la justice entre en vigueur le plus tôt possible », a conclu Mme Haddad.
Prenant la parole, M. Najjar a indiqué que la présence du juge Ghaleb Ghanem à ce débat « est une opportunité pour revoir la situation de la justice et examiner dans quelle mesure les règlements et la jurisprudence issus du CSM sont indépendants et s'ils sont respectés » au sein de l'appareil judiciaire.
Le juge Ghanem a pris à son tour la parole pour indiquer que l'indépendance de la justice, prévue par la Constitution, « ne peut se réaliser qu'en coordination avec le ministre de la Justice et le CSM, qui joignent leurs efforts pour assurer la probité de la magistrature ».


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