Ce qui est sûr pour l'instant, c'est que le président iranien arrivera à Beyrouth dans la matinée du mercredi 13 octobre. Un déjeuner sera donné en son honneur au palais de Baabda, au cours duquel des discours seront prononcés, selon toute probabilité. Le président de la Chambre donnera ensuite un dîner en son honneur à Aïn el-Tiné, alors que le Premier ministre donnera le lendemain un déjeuner en son honneur au Sérail. Entre ces trois rendez-vous auxquels seront conviés les ministres et les députés ainsi que les membres du corps diplomatique et les personnalités religieuses du pays, le président iranien doit donner une conférence à l'Université libanaise et il doit, avec le président Michel Sleiman, superviser la signature d'accords commerciaux entre les deux pays. Il aura aussi des rencontres avec des personnalités politiques et avec des hommes d'affaires. Les sources bien informées affirment qu'il n'y aura pas de rencontre avec le secrétaire général du Hezbollah, à part le rassemblement populaire organisé par le Hezbollah dans la banlieue sud, mercredi, et au cours duquel Nasrallah devrait prononcer un discours.
Les sources du 8 Mars affirment que la tournée du président iranien au Sud n'est pas encore tranchée, même si des préparatifs sont effectués dans ce sens. Mais elles sont catégoriques pour démentir les scénarios selon lesquels Ahmadinejad irait à la porte de Fatima pour lancer des pierres contre Israël. Pour ces sources, les rumeurs qui prévoient de telles scènes s'inscrivent dans le cadre de la campagne visant à discréditer la visite et à la réduire à de la provocation. Les sources susmentionnées ajoutent que Mahmoud Ahmadinejad est un chef d'État qui rend une visite à un autre chef d'État, « dans sa volonté d'adresser un message d'amitié et de solidarité avec le Liban ». D'ailleurs, l'ambassadeur d'Iran à Beyrouth, Ghadanfar Rokon Abadi, a précisé que la visite est placée sous le signe des constantes iraniennes pour le Liban, qui consistent dans l'attachement à la stabilité et à l'unité du pays autant que dans l'appui à la résistance contre Israël. M. Abadi a ajouté que l'Iran appuie l'équation libanaise qui repose sur la « population, le gouvernement, l'armée et la résistance ».
Les sources précitées démentent les informations publiées par un quotidien koweïtien selon lesquelles le président syrien aurait conseillé à son homologue iranien de reporter sa visite au Liban. Elles ajoutent que le président iranien est considéré comme un révolutionnaire dans son pays, mais au Liban, il sera un chef d'État étranger qui délivrera un message clair d'appui à tous les Libanais, face à l'ennemi israélien, indépendamment des considérations internes libanaises. « Il est donc puéril, précisent les sources du 8 Mars, de prétendre qu'Ahmadinejad vient faire la guerre à partir du Liban. Ce qu'il avait à dire, il l'a dit à la tribune des Nations unies et il a circulé dans les rues de New York sans problèmes. D'ailleurs, il pourrait surprendre ses interlocuteurs libanais par son insistance sur la stabilité et l'entente libanaises ». Les sources du 8 Mars concluent en précisant que la visite d'Ahmadinejad au Liban est « historique en elle-même » et les craintes exprimées par certains pays de la communauté internationale et par Israël n'y changeront rien...
S. H.


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