Une entaille de 40 mètres de haut en pleine pinède à Ras el-Harf. On constate la présence de l’excavatrice sur le site. Les habitants signalent un ballet de camions de et vers le site tous les jours.
Dans cette pinède bien préservée, considérée comme un prolongement de la vallée baptisée « vallée de Lamartine », la carrière géante forme désormais une profonde entaille brune dans le passage vert. C'est suite à de nombreuses plaintes d'habitants que NSF a décidé d'agir, organisant hier un sit-in sur place.
Lors d'un mot prononcé au cours du sit-in, M. Ahmadieh a qualifié la découverte de cette nouvelle carrière de « surprise ». Il a accusé ses responsables de « profiter de la situation politique tendue du pays pour s'immiscer dans cette vallée sous le couvert de l'obscurité et détruire les richesses naturelles du Liban ». « Abattre un arbre équivaut à tirer sur tout un peuple », a-t-il ajouté.
L'écologiste n'a pas nommé les responsables de cette nouvelle carrière, mais a menacé de le faire si les travaux se poursuivent. Il a cependant donné une indication sur leur identité : « Ils se reconnaîtront, ce sont les mêmes qui ont pillé et détruit Aïn Dara (zone donnant sur la Békaa et dévastée par les carrières géantes). » Il a demandé au ministre de l'Environnement, Mohammad Rahhal, « d'agir rapidement pour fermer cette carrière ».
Les carrières au Liban doivent fonctionner en vertu d'un permis du Haut Conseil des carrières, présidé par le ministre de l'Environnement. Malheureusement, celui-ci tarde à réglementer de manière efficace le secteur. Récemment, le ministère reconnaissait recevoir des dizaines de plaintes concernant des carrières fonctionnant illégalement.


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