Au total, 7 533 éditeurs, auteurs, agents et autres acteurs de l'édition venus de 111 pays participent à cette édition, légèrement plus que l'an passé, où la Chine, invitée d'honneur, avait concentré l'attention.
La femme politique franco-colombienne Ingrid Betancourt, les écrivains américains Bret Easton Ellis et Jonathan Franzen, ainsi que l'Allemand Günther Grass notamment doivent faire le déplacement.
La présentation d'une biographie de l'évêque sud-africain Desmond Tutu et d'un ouvrage du musicien anglais David Bowie est également très attendue.
Le Salon, qui a attiré en 2009 290 000 visiteurs dans la ville de Gutenberg, « est consacré à tous les contenus », a déclaré son directeur, Jürgen Boos, lors d'une conférence de presse.
Les livres papier ont toujours la part belle dans les allées du Salon, mais de nombreux exposants présentent des parutions sur livre électronique.
« Tout le monde cherche à produire du contenu numérique », anticipant les bouleversements induits par ces nouveaux supports, a ajouté M. Boos, qui a comparé leur arrivée à l'invention de l'imprimerie.
Le marché du livre numérique, prometteur, reste toutefois très réduit, ne dépassant par exemple pas 1 % des ventes en Allemagne, a souligné Gottfried Honnefelder, président de l'Association allemande de l'édition.
Une large place est également faite à l'Argentine, pays invité, dont la présidente Cristina Kircher devait participer à la cérémonie officielle d'ouverture, hier soir, avec le ministre des Affaires étrangères allemand Guido Westerwelle.
L'édition 2010 se tient jusqu'au 10 octobre dans la capitale financière allemande.
Lundi soir, la Fédération allemande de l'édition, qui organise la foire, a décerné sa plus haute récompense, le prix du livre allemand 2010, à la romancière suisse de langue maternelle hongroise, Melinda Nadj Abonji, pour son roman Tauben fliegen auf (l'envol des colombes).
Dans son livre, Melinda Nadj Abonji, 42 ans, raconte, , l'histoire d'une famille, à travers le regard de la fillede celle-ci, de la minorité hongroise de Voïvodine (Serbie), d'où elle est elle-même originaire, qui émigre en Suisse.
« Elle raconte cela avec sa voix vibrante et si particulière, au début avec le regard de l'enfant sur le monde, pour qui tout est nouveau et qui arrive néanmoins à comprendre des choses par lui-même, puis du point de vue d'une jeune femme qui s'aperçoit des failles au sein et entre ces mondes si différents, mais toujours avec beaucoup d'empathie et d'humanité », écrit le jury dans le communiqué.

