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Liban

Joumblatt : Les mandats d’arrêt, une mesure « excellente »

M. Walid Joumblatt a reçu en son domicile de Beyrouth l'ambassadeur syrien au Liban, M. Ali Abdel Karim Ali. Il s'agissait de la première visite de l'ambassadeur Ali au chef du PSP, et le diplomate l'a effectuée pour discuter avec son hôte des derniers développements sur la scène locale et des relations bilatérales, et pour « l'écouter et bénéficier de sa vision et de son expérience ».
Notons que cette visite a coïncidé avec l'affaire des mandats d'arrêt lancés par la Syrie contre plus d'une vingtaine de personnalités libanaises dans l'affaire des « faux témoins ».
Les deux hommes se sont d'ailleurs largement entretenus de cette affaire et de ses conséquences potentielles, et leurs propos recueillis après la visite témoignent d'une convergence quasi totale dans les points de vue. En effet, l'ambassadeur Ali a considéré que les mandats d'arrêt étaient une affaire « strictement judiciaire » et qu'ils ne jetaient « aucune ombre sur les relations entre le Premier ministre Hariri et la Syrie ». Et M. Ali de poursuivre que Saad Hariri « sait ce qu'il faut faire pour maintenir le contact avec Damas, et il s'en acquitte bien ».
M. Joumblatt a pour sa part déclaré « que la Syrie accordait beaucoup d'importance à la stabilité au Liban, ce qui permettrait au pays d'éviter la discorde interne et de dépasser des écueils sans importance ».
Concernant le mandat d'arrêt émis contre Wissam el-Hassan, médiateur entre le Premier ministre et le gouvernement syrien, le diplomate syrien a redit que cette affaire « strictement judiciaire ne remettait pas les relations bilatérales en cause ».
De son côté, M. Joumblatt a jugé qu'il n'y avait « aucun problème » à ce que l'un des membres du Rassemblement démocratique soit concerné par un mandat d'arrêt, estimant qu'il était « nécessaire » que l'affaire des faux témoins soit réglée. Il s'est réjoui du fait que la justice « avait enfin pris l'affaire en main », ajoutant qu'il fallait « que les coupables soient punis, et les innocents innocentés ». Il a conclu en disant que ce qui s'était passé « était très bien ».
Signalons qu'au cours d'une visite à l'ancien député Fayçal el-Sayegh, M. Joumblatt avait déclaré qu'« il ne prendrait parti avec personne », appelant au calme et à la paix.
Cet appel a d'ailleurs été réitéré dans l'article hebdomadaire au journal al-Anba'. M. Joumblatt a rendu hommage aux dernières déclarations de M. Saad Hariri, estimant que « pour arriver à la vérité, il fallait punir ceux qui ont tenté de la travestir », insistant sur la nécessité de renforcer les liens entre la Syrie et le Liban.
M. Walid Joumblatt a reçu en son domicile de Beyrouth l'ambassadeur syrien au Liban, M. Ali Abdel Karim Ali. Il s'agissait de la première visite de l'ambassadeur Ali au chef du PSP, et le diplomate l'a effectuée pour discuter avec son hôte des derniers développements sur la scène locale et des relations bilatérales, et pour « l'écouter et bénéficier de sa vision et de son expérience ».Notons que cette visite a coïncidé avec l'affaire des mandats d'arrêt lancés par la Syrie contre plus d'une vingtaine de personnalités libanaises dans l'affaire des « faux témoins ».Les deux hommes se sont d'ailleurs largement entretenus de cette affaire et de ses conséquences potentielles, et...
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