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Économie - Énergie

La Géorgie se voit en puissance hydroélectrique régionale

Le pays compte exporter de l'électricité vers la Turquie et vers l'Europe de l'Est, la Syrie, voire l'Irak.

La Géorgie est en train de bâtir des centrales électriques le long de ses nombreuses rivières de montagne.                       Vano Shlamov/AFP

La Géorgie, pays du Caucase habitué jadis aux pénuries d'électricité, compte s'imposer comme une puissance régionale dans l'hydroélectricité en bâtissant des centrales le long de ses nombreuses rivières de montagne.
Officiellement, le gouvernement géorgien s'est fixé pour objectif de créer quelque 10 000 emplois dans le secteur et de doubler en dix ans son produit intérieur brut (PIB) en exportant de l'électricité vers la Turquie voisine, mais aussi vers l'Europe de l'Est, la Syrie, voire l'Irak via le territoire turc.
« La Géorgie a déjà réussi à surmonter sa crise énergétique et à devenir un exportateur net d'énergie », souligne, dans un entretien à l'AFP, la vice-ministre de l'Énergie, Mariam Valichvili. « Dans dix ans la Géorgie sera un leader régional de l'exportation d'énergie hydroélectrique », assure-t-elle.
Après la chute de l'URSS en 1991, la Géorgie indépendante a plongé dans le chaos et son économie a été dévastée, si bien que les Géorgiens ont été habitués tout au long des années 1990 et au début des années 2000 à une très sévère pénurie d'électricité.
Les coupures de courant continuent d'intervenir de temps à autre dans le pays.
Face à ce défi, le président pro-occidental Mikheïl Saakachvili, porté au pouvoir en 2003 par la Révolution de la rose, a fait du secteur énergétique une priorité. Sept ans plus tard, la Géorgie exporte environ un milliard de kilowattheures par an.
Et Mme Valichvili est convaincue que les cours d'eau géorgiens peuvent permettre au pays d'exporter de dix à quinze fois plus d'électricité. À cette fin, cinq centrales sont en cours de construction et des contrats ont été signés pour seize autres. Le gouvernement géorgien et un consortium turco-coréen ont paraphé un accord d'un montant d'un milliard de dollars (730 millions d'euros) pour bâtir trois centrales hydroélectriques sur la rivière Rioni (Ouest). Les travaux, prévus pour durer six ans, doivent débuter en 2011.
Soutenue par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), la Géorgie construit aussi une nouvelle ligne à haute tension pour quelque 380 millions de dollars (277 millions d'euros), qui permettra de multiplier par dix son potentiel d'exportation d'électricité vers la Turquie. Elle doit être mise en service dès 2012.
« La Géorgie a le potentiel pour devenir un champion régional de la production hydroélectrique », confirme Laurent Chabrier, un responsable de la BERD.
« Sa position entre la Turquie et le Caucase est très bonne pour vendre de l'énergie aux marchés (de la région) en pleine expansion », poursuit-il.
Mais des experts relèvent que cette ancienne république soviétique, pour réaliser ses ambitions, doit encore attirer quelque six milliards de dollars (4,4 milliards d'euros) d'investissements étrangers.
Ceux-ci se sont écroulés de 51 % en 2009, les investisseurs ayant d'abord été échaudés par la courte guerre russo-géorgienne en août 2008, puis par la crise économique mondiale.
« Le défi principal est de convaincre les hommes d'affaires étrangers qu'il est sûr d'investir de l'argent en Géorgie », relève Guiorgui Gaganidze, un professeur d'économie de l'université d'État de Tbilissi.
« Les investisseurs, dont on attend des sommes énormes alors que les gains ne seront pas immédiats, ont besoin de garanties très solides », poursuit-il.
La Géorgie, pays du Caucase habitué jadis aux pénuries d'électricité, compte s'imposer comme une puissance régionale dans l'hydroélectricité en bâtissant des centrales le long de ses nombreuses rivières de montagne.Officiellement, le gouvernement géorgien s'est fixé pour objectif de créer quelque 10 000 emplois dans le secteur et de doubler en dix ans son produit intérieur brut (PIB) en exportant de l'électricité vers la Turquie voisine, mais aussi vers l'Europe de l'Est, la Syrie, voire l'Irak via le territoire turc.« La Géorgie a déjà réussi à surmonter sa crise énergétique et à devenir un exportateur net d'énergie », souligne, dans un...
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