Marwan Hamadé, président du Comité consultatif national d’éthique.
Inaugurant cet espace, le Pr Roland Tomb, qui présidera à ses destinées, a affirmé qu'il sera « au service des médecins et des chercheurs, de tous les représentants de la société civile concernés par la bioéthique » et des diverses facultés de l'USJ.
Au passage, le Pr Tomb a affirmé être hostile à « l'unification » des programmes de bioéthique au Liban et dans le monde arabe, estimant que les diverses approches éthiques ne sont pas « des données scientifiques » figées, mais « un objet de débat permanent ».
De son côté, le Pr René Chamussy s.j., recteur de l'USJ, a commencé par remercier les présents pour leur parrainage de l'espace éthique nouveau, et notamment l'ancien ministre de la Santé, Marwan Hamadé, président du Comité consultatif national d'éthique, le P. Scheuer, recteur honoraire de l'Université de Namur, les professeurs Fouad Boustani et Charaf Abou Charaf, respectivement ancien et nouveau président de l'ordre des médecins, ainsi que tous les intervenants.
« Ce qui nous importe ce matin, a-t-il dit, c'est évidemment l'apparition de cet "espace éthique", a affirmé le Pr Chamussy, qui a élargi la vocation de ce centre à d'autres champs que l'élaboration de principes éthiques en santé publique. C'est ainsi qu'il a évoqué les problèmes sociaux. « Je pense par exemple à ce qui se passe en telle ou telle entreprise, au-delà de nos frontières, où soudain les suicides se multiplient, signes d'un terrible dysfonctionnement », a-t-il affirmé.
Pour sa part, M. Hamadé a évoqué ses premiers pas dans l'éthique biomédicale aux côtés du Pr Fouad Boustany, un parcours qui devait être couronné par sa nomination comme premier président du Comité consultatif national d'éthique, le premier au Moyen-Orient.


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