En réponse aux efforts américains pour éloigner Damas de son allié iranien, MM. Assad et Ahmadinejad ont réaffirmé publiquement samedi leur volonté de renforcer l'axe Téhéran-Damas./
Cette tournée est considérée par beaucoup de chancelleries comme un acte de provocation à un moment où la situation est plus que tendue avec l'État hébreu ainsi que sur la scène interne libanaise où le Hezbollah hausse les enchères contre le TSL laissant planer la menace d'un coup de force si Beyrouth ne réclame pas l'abolition de cette instance internationale chargée par l'ONU de juger les assassins de Rafic Hariri et de la kyrielle des martyrs tombés lors de la révolution du Cèdre.
Autre sujet de discussions entre les présidents Assad et Ahmadinejad, la situation en Irak où Damas et Téhéran discutent avec les Américains depuis des mois de la formation d'un gouvernement irakien.
D'ailleurs, selon l'agence perse Isna, "La Syrie et l'Iran, lors du sommet, ont critiqué le processus de paix israélo-palestinien soutenu par Washington, et annoncé un renforcement de leurs liens en dépit des efforts américains pour éloigner Damas de son allié iranien." L'agence a également indiqué que "M. Assad a eu samedi un entretien consacré aux questions bilatérales et régionales, dont le Liban, l'Irak et la Palestine avec son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad".
MM. Assad et Ahmadinejad ont réaffirmé publiquement leur volonté de renforcer l'axe Téhéran-Damas, selon les déclarations des deux présidents rapportées par le site de la présidence iranienne www.president.ir.
M. Assad a estimé que "rien n'a changé dans le processus de paix palestinien, qui est uniquement destiné à assurer au président américain Barack Obama un soutien à l'intérieur des États-Unis", selon le site présidentiel iranien.
En écho, M. Ahmadinejad a réaffirmé que "la façade américaine s'est écroulée, révélant la nature du régime sioniste," et plaidé pour une "consolidation du front de la résistance" à Israël, incluant notamment l'Iran, la Syrie et le Hezbollah libanais.
"La Syrie est constamment menacée par les sionistes et leurs alliés, ce qui prouve son rôle dans le maintien de la sécurité dans la région", a souligné le président iranien dans un discours télévisé. "La Syrie, avec le Liban et la résistance palestinienne, est un exemple de courage", a-t-il déclaré en remettant une médaille à M. Assad, ajoutant que les deux pays "accueilleront chaleureusement toute nation désirant le départ des troupes étrangères".
Les deux présidents devaient signer des accords libéralisant les échanges commerciaux irano-syriens et créant une banque commerciale commune, a indiqué la télévision d'État iranienne sans donner de détails.
L'Iran est sous le coup de sanctions internationales, notamment commerciales et financières, pour sa politique nucléaire condamnée par plusieurs résolutions du conseil de sécurité de l'ONU.
Le communiqué iranien ne mentionne pas la teneur des discussions sur l'Irak. M. Assad a été prié mercredi par l'ancien chef du gouvernement irakien Iyad Allawi, en visite à Damas, d'intervenir auprès de l'Iran pour que la République islamique cesse ses "ingérences" dans la crise politique en Irak.
Avant de quitter Téhéran, M. Assad a été reçu par l'ayatollah Khamenei qui s'en est pris aux États-Unis. "L'Amérique est le principal détracteur de l'axe de la résistance", a-t-il dit selon le site Internet de la télévision d'État. "Les responsables américains déploient des efforts pour détruire cet axe mais ceux-ci sont voués à l'échec". M. Assad a dit à son interlocuteur que la Syrie et l'Iran étaient "dans la même tranchée" et avaient "les mêmes objectifs".
Le président iranien, pourfendeur d'Israël et des Occidentaux, est attendu les 13 et 14 octobre au Liban où il se rend pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir en 2005. Il doit s'entretenir avec le président Michel Sleiman, le Premier ministre Saad Hariri et le chef du Parlement Nabih Berry.
Selon des responsables politiques, il doit également rencontrer Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah que Washington accuse d'être armé par Téhéran pour étendre son autorité sur le Liban , devenir le premier front direct iranien face à Israël et une ouverture iranienne sur la Méditérannée.
Autre sujet de discussions entre les présidents Assad et Ahmadinejad, la situation en Irak où Damas et Téhéran discutent avec les Américains depuis des mois de la formation d'un gouvernement irakien.
D'ailleurs,...


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