Le chef des FL s’exprimant hier à Meerab. Photo Aldo Ayoub
M. Geagea s'exprimait à l'issue d'un entretien à Meerab avec l'ambassadrice des États-Unis, Maura Connelly. Selon un communiqué des FL, Mme Connelly a réitéré à cette occasion le soutien de son pays au TSL et averti que Washington « s'opposerait à toute tentative de mettre en danger la paix civile ou le système démocratique » au Liban.
Le chef des FL a également reçu l'ambassadeur d'Italie, Gabriele Checchia, venu lui faire une visite d'adieux.
« Le TSL émane de la résolution 1757 du Conseil de sécurité. Or tous les gouvernements libanais, y compris l'actuel, se sont engagés à respecter les résolutions internationales. Par conséquent, le gouvernement doit verser son dû de façon automatique », a déclaré M. Geagea. Aux yeux du chef des FL, « la contribution libanaise ne nécessite donc pas de décision spéciale dans la mesure où il s'agit d'un acte administratif routinier ». En revanche, a-t-il ajouté, « ce qui a besoin d'une décision à la majorité qualifiée des deux tiers + 1 du Conseil des ministres, c'est la demande de cessation de paiement, autrement dit une demande de cesser de respecter les résolutions internationales, ce qui est exclu ».
M. Geagea a d'autre part écarté la possibilité d'une chute du gouvernement dans un avenir prévisible. « D'abord, a-t-il dit, la partie adverse est dans l'incapacité de faire chuter le cabinet. Ensuite, celui qui prendrait ce risque montrerait qu'en pratique, il ne souhaite pas qu'il y ait un gouvernement car tout le monde sait qu'au cas où le gouvernement en place tombe, il sera difficile, voire impossible, d'en former un autre. »
Conseillant aux contempteurs du TSL de suivre la méthode adoptée par le général Jamil Sayyed, qui s'en remet à ce tribunal, le chef des FL a reconnu que le Hezbollah est « pris pour cible sur les plans politique, militaire et sécuritaire ». « Nous ne le renions pas », a-t-il dit. « Mais placer l'action du TSL dans ce cadre est faux et rien ne le prouve », a-t-il ajouté.
Commentant par ailleurs les propos tenus jeudi par le secrétaire général adjoint du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, qui a accusé les FL de s'armer, M. Geagea a regretté qu'une « personnalité éminente du niveau de cheikh Naïm livre à ce sujet des informations totalement erronées et sans fondement ».« S'il est vraiment en possession d'informations de ce genre, qu'il les transmette aux autorités judiciaires concernées. Elles trancheront », a-t-il lancé.
De son côté, le département de l'information au sein des Forces libanaises a publié un démenti formel des propos de cheikh Kassem. « Le Hezbollah, qui est armé jusqu'aux dents à l'ombre de l'État et de ses institutions, est le dernier à avoir le droit de parler de course aux armements », souligne le communiqué, démentant « mille fois » toute participation à une telle course et défiant cheikh Kassem de « transmettre ses informations au parquet ».
« Si ces calomnies se répètent, les FL se verront contraintes de recourir elles-mêmes à la justice », ajoute le texte.


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