Soyons libanais
Détruire son pays délibérément, gratuitement, en attaquant systématiquement, méthodiquement, méchamment tout ce qui en constitue la base et tous ceux qui le dirigent, bousculant et ignorant ceux qui l'habitent, broyant le fragile édifice sans cesse construit et reconstruit dans lequel nous vivons.
Détruire, mais de quel droit et au nom de quelle justice ?
Est-ce cela être libanais ? Aimer vraiment son pays et en vouloir le bien ?
La raison et la haine du plus fort seront-elles toujours les meilleures ?
Citoyens, unissons-nous car il ne nous restera plus bientôt que nos yeux pour pleurer, nous peuple libanais abasourdi et presque anéanti.
Alice TAMER
À quoi servent les chefs?
Avec la crise politique actuelle que traverse le pays et qui mobilise la majorité de nos politiciens toutes confessions confondues, on a de plus en plus l'impression de vivre un vrai cauchemar avec des chefs qui n'ont plus aucun pouvoir réel, puisant leur autorité auprès des pays voisins. Leurs ordres arrivent souvent trop tard et sont inapplicables. Ou bien, quand ils sont appliqués, ils conduisent à des résultats opposés à ceux escomptés. Chaque Libanais a donc le droit de se demander à quoi servent ces chefs. Les uns existent pour justifier parfois la nécessité de la résistance, incitant leurs miliciens à paralyser le pouvoir central. D'autres, sous les pressions de maîtres tutélaires, se plaisent à jouer le rôle de balais, ces objets placés à l'avant de la locomotive pour nettoyer la voie et aplanir la route. Ceux-là aussi sont en train de soumettre le peuple à un terrible chantage, car une société comptant dix-huit confessions sans chef, ça fait peur. Terriblement peur, car les institutions sont absentes et la justice inexistante. Qui, dès lors, va recueillir leur confession et les absoudre ?
Bien que nous soyons devenus une société de plus en plus lettrée, nous ne sommes pas encore prêts pour ce grand saut alors que nous nous targuons d'être un pays démocratique où le droit triomphe. La preuve ? Nous acceptons chaque fois et sans objecter le moins du monde les malversations et les magouilles de nos politiciens. Ces derniers ont osé, dans notre histoire moderne, et oseront toujours faire leur come-back politique après un séjour à l'ombre ou après un exil. Ils purgeront toujours leur peine et reviendront comme si de rien n'était. Le comble, c'est que les gens voteront de nouveau pour eux. Ils le feront parce que le système tribal triomphera toujours et le droit passera par la personne et non à travers les institutions. Alors, dans ce monde moderne où tout bouge et où tout s'améliore, cessons de partir en guerre chaque jour, même si nous ne montons pas nous-mêmes au front. Remplaçons, une fois n'est pas coutume, nos chefs de tribu par de vrais politiciens dignes de foi.
Antoine SABBAGHA
Au pays de l'impossible
Il y a une constante au Liban : rien n'a changé et rien ne changera dans ce pays.
Il y a une impossibilité d'évolution, c'est certain.
Un discours politique datant de plus de 25 ans et qui se veut porteur d'espoir est toujours d'actualité.
Aucun progrès tangible depuis belle lurette.
C'est un pays sclérosé qui se débat dans ses contradictions.
Comment y remédier ? Par où commencer ? Tout est à faire.
Quel gâchis ! Tout n'a été que perte de temps.
Le pays du Cèdre est tombé bien bas. On l'enfonce chaque jour un peu plus avec préméditation.
Quelle irresponsabilité !
La démagogie fait école chez nous. Des slogans creux sentent la rouille.
Pauvre peuple que nous sommes ! On nous berne depuis bien longtemps.
Réveillons-nous ou restons plutôt couchés : la réalité est bien triste à vivre.
Dr Walid HAYEK
Détruire son pays délibérément, gratuitement, en attaquant systématiquement, méthodiquement, méchamment tout ce qui en constitue la base et tous ceux qui le dirigent, bousculant et ignorant ceux qui l'habitent, broyant le fragile édifice sans cesse construit et reconstruit dans lequel nous vivons.Détruire, mais de quel droit et au nom de quelle justice ?Est-ce cela être libanais ? Aimer vraiment son pays et en vouloir le bien ?La raison et la haine du plus fort seront-elles toujours les meilleures ? Citoyens, unissons-nous car il ne nous restera plus bientôt que nos yeux pour pleurer, nous peuple libanais abasourdi et presque anéanti.Alice TAMERÀ quoi servent les chefs?
Avec la crise politique actuelle que traverse le pays et...


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