Chrystèle Khodr s’adresse à ses biens-aimés. (Wassim Daou)
Les liaisons amoureuses sont peut-être dangereuses, mais les correspondances le sont parfois plus ! Il y a des mots, des insultes à ne pas dire et des souvenirs à ne pas mentionner. Ne dit-on pas qu'il faudra laver son linge sale en famille ? Mais peut-être que les spectateurs présents faisaient partie du cercle familial car ils ont très vite mordu à l'hameçon. Phénomène de projection oblige. Pour les autres, ces lettres sont demeurées confuses et, par conséquent, aux postes restantes.
Car ce linge que Farah Nehmé a suspendu pour Khodr et qui va être déballé au fil de différents tableaux manque parfois de consistance. Il est vrai que le duo de comédienne et de réalisatrice s'est employé à déployer différentes techniques et disciplines scéniques comme la danse, les ombres chinoises ou des projections vidéo, mais avec regret, l'émotion n‘était pas au rendez vous.
Elvis a chanté un jour Return to Sender, Address Unknown (Retour à l'envoyeur, adresse inconnue). On ne peut qu'acquiescer, car les lettres qu'envoie Chrystèle Khodr à plusieurs hommes qu'elle a connus, aimés ou haïs restent dans le flou, et ces mots qui auraient pu être savamment dosés ne sont restés que lettres mortes.
Un spectacle qui se déroulera jusqu'au dimanche compris à 19h30.
C.K.


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