Pietton soulagé : Le pire est passé.Photo Dalati et Nohra
« Nous avons également discuté de la 1701 et j'ai informé le Premier ministre que nous allons préparer notre prochain rapport au Conseil de sécurité d'ici à la fin octobre. À cet égard, nous sommes heureux qu'après les récentes tensions, la situation au Liban-Sud ait retrouvé le calme et la tranquillité », a conclu M. Williams.
Prié de commenter ce qui s'est passé à l'AIB samedi dernier lors du retour à Beyrouth de l'ancien patron de la Sûreté générale, Jamil Sayyed, Michael Williams a jugé que c'était « un exemple des tensions que nous avons vues ces dernières semaines et dont j'ai souhaité qu'elles puissent être évitées ». Et sur le point de savoir si des événements de cet ordre peuvent affecter le travail du Tribunal spécial pour le Liban, il a répondu : « Pas du tout. Le tribunal est une entité indépendante créée par le Conseil de sécurité et distincte des Nations unies. Il s'agit d'un organisme dont le travail se poursuit. Il ne peut pas être affecté par des événements d'un jour. »
Le moment difficile « est passé »
Par la suite, Saad Hariri a reçu l'ambassadeur français Denis Pietton, qui a estimé que « ce qui s'est passé la semaine dernière - des déclarations fortes et des actions incontrôlables - était inquiétant et a instauré un climat délétère au Liban. Je pense que ce moment difficile est passé ; un Conseil des ministres s'est tenu, les trois présidents se sont rencontrés, et je crois que la classe politique libanaise s'est ressaisie, ce qui est une bonne chose, pour répondre aux attentes du public libanais. Et il faut évidemment continuer sur cette voie de l'apaisement », a jugé le diplomate français.
« En ce qui concerne la France, nous maintenons notre position : nous soutenons évidemment la stabilité du Liban et nous souhaitons que toutes les parties libanaises fassent preuve de responsabilité et de retenue et mettent en avant la compréhension mutuelle et le dialogue », a-t-il ajouté, remarquant, en réponse à la question d'un journaliste, qu'au Liban, beaucoup de questions se posent concernant le travail du TSL.
« Le communiqué officiel français ne fait que réaffirmer la position de la France, c'est-à-dire que ce tribunal, qui a été créé par le Conseil de sécurité des Nations unies, continue son travail et que rien ne fera que cela s'arrête, jusqu'à ce qu'il puisse mener à bien sa mission, qui est l'établissement des faits et de la vérité », a insisté Denis Pietton.
Signalons enfin que Saad Hariri a également reçu l'ambassadrice américaine au Liban, Maura Connelly, pour une visite protocolaire, ainsi que la députée de Bécharré, Sethrida Geagea. La veille, il avait reçu un appel téléphonique du président syrien Bachar el-Assad, avec lequel il avait examiné les relations bilatérales et les développements régionaux.


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