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Économie - Marché De L’Immobilier

Le marché stagne

Dans un contexte politique et sécuritaire inquiétant, la stagnation du marché immobilier n'est pas une surprise. Néanmoins, le constat n'est pas récent. La situation fait suite à un été relativement poussif. Le bras de fer entre les acquéreurs et les propriétaires continue, et la résistance à l'égard des prix affichés se fait plus tenace.
Il est vrai que la rentrée scolaire n'a jamais été une période faste pour les ventes, les familles ayant d'autres priorités en tête. Parallèlement, les expatriés sont repartis. Les plus sérieux ont profité des mois de juillet et août pour acquérir leur pied-à-terre. À l'opposé, les plus hésitants reviendront l'année prochaine en quête de « la perle rare ». Les acheteurs potentiels réalisent que les prix des appartements ne vont pas évoluer à court terme. Certains rêvent même d'une baisse. Ce scénario n'est portant pas encore envisageable. Si le marché est au ralenti, il est encore loin d'être au point mort. Tant que la demande est présente, il n'y a a priori aucune raison pour que les prix baissent.
Dans ces conditions, les promoteurs observent l'appétit en dents de scie des clients. Quelques-uns n'ont enregistré aucune vente au cours des dernières semaines. Heureusement, les préventes passées leur ont rapporté assez d'argent liquide pour continuer, sans embûches, la construction de leur projet.
Heureusement, le marché n'est pas morose pour tout le monde. Les appartements qui ne connaissent pas la crise restent ceux dont la surface est comprise entre 120 et 200 m2. Les promoteurs qui se sont engouffrés dans ce créneau sont parmi les rares à garder le sourire.
Les grands projets qui sont associés avec une banque locale tirent leur épingle du jeu. En effet, cette politique favorise l'accès à la propriété pour les clients désireux d'avoir un prêt immobilier ; une stratégie qui permet aux promoteurs d'amplifier leur taux de vente.
Sur le plan foncier, l'intérêt des promoteurs et des investisseurs reste toujours d'actualité, mais pas à n'importe quel prix. Quelle que soit l'évolution de la situation politique, beaucoup cherchent des parcelles à développer à Beyrouth et dans sa périphérie. Mais personne n'est prêt à payer une incidence foncière injustifiée. Les transactions sont possibles uniquement sur des bases cohérentes. À ce jour, nous estimons que les prix demandés sont 15 à 25 % surcotés. Malgré tout, les promoteurs continuent de proposer des offres qui se basent sur les réalités du marché : potentiel de vente, coût de construction et profit. Mais cette formule mathématique reste encore ignorée par les propriétaires qui campent sur leur position, quitte à passer à côté de propositions tout à fait justifiées. Ceci nuit aux personnes pressées de vendre et qui suivent la spirale inflationniste. Ces derniers trouveront des acquéreurs si toutefois ils appuient leurs décisions sur les réalités du marché.

En coopération avec : RAMCO
Tél.: 01-349910
Dans un contexte politique et sécuritaire inquiétant, la stagnation du marché immobilier n'est pas une surprise. Néanmoins, le constat n'est pas récent. La situation fait suite à un été relativement poussif. Le bras de fer entre les acquéreurs et les propriétaires continue, et la résistance à l'égard des prix affichés se fait plus tenace.Il est vrai que la rentrée scolaire n'a jamais été une période faste pour les ventes, les familles ayant d'autres priorités en tête. Parallèlement, les expatriés sont repartis. Les plus sérieux ont profité des mois de juillet et août pour acquérir leur pied-à-terre. À l'opposé, les plus hésitants...
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