Le député Ammar Houry a ainsi déclaré que le Courant du futur « appelle à la pacification » et qu'il « n'a jamais pris l'initiative de l'escalade ».
« Cependant, a ajouté M. Houry, il y a des évidences qui doivent s'imposer à tous, et cela se résume au respect de la logique de l'État et de la légalité ». « Nous ne céderons rien au niverau de la déclaration ministérielle et de l'accord de Taëf », a-t-il dit.
« Le Premier ministre, Saad Hariri, est un homme de dialogue. De ce fait, la possibilité de contact avec le Hezbollah reste possible. Il n'y a de veto contre personne », a-t-il ajouté.
De son côté, le député Ahmad Fatfat, qui a été reçu hier par l'ancien président Amine Gemayel, a reconnu que « la tendance ces jours-ci est à la pacification ». « Toutefois, cela nécessite une décision politique de la part de celui qui a allumé l'incendie », a ajouté M. Fatfat, faisant état d'une « vision unique » avec M. Gemayel sur les constantes, « à commencer par l'État libanais et ses institutions ainsi que le tribunal international ».
Quant au député Mohammad Kabbara, il a nié avoir été sectaire dans sa virulente intervention de dimanche dernier, affirmant que Saad Hariri « est qu'on le veuille ou non le leader des sunnites ».
« Aujourd'hui, la pacification est souhaitable, mais cela ne signifie pas du tout qu'il faille se soumettre aux atteintes à notre dignité », a-t-il déclaré, accusant « la résistance de semer la discorde et de s'autoriser elle-même à porter des armes illégales sous prétexte de défendre le Liban ».
À ce sujet, M. Kabbara a affirmé qu'il existe « une ligne directe au port de Beyrouth permettant à la résistance de faire entrer ses marchandises sans passer par les douanes ».


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