Les Libanais ont la parole
Vers où s'achemine le pays si nos responsables se contredisent en s'isolant, chacun dans son camp, pour des raisons d'ordre personnel et, hélas, communautaire, tout en négligeant les valeurs de notre démocratie dont ils ternissent l'image ? Qu'attendent-ils pour se réunir afin d'aboutir à un consensus pouvant déboucher sur un début d'entente ? Il est urgent de trouver une issue à cette situation ambiguë qui nous mènera vers l'éclatement des institutions. Nous, citoyens libanais, avons le droit de nous prononcer face à l'incapacité de nos dirigeants. Préservons le fonctionnement de notre Constitution. Laissons notre pouvoir exécutif accomplir son devoir concernant les assassinats des dernières années. C'est une question à élucider dont dépendra notre avenir afin d'éviter de nous replonger dans l'incertitude et le chaos. Nous, Libanais, toutes tendances confondues, avons déjà pris conscience, après les mauvaises expériences vécues dans le passé, que nous ne pouvons vivre unis que grâce à une ouverture d'esprit totale à travers notre diversité. Affrontons avec lucidité cette situation critique qui ne servira que l'intérêt de notre ennemi commun.
Hilda DADOURIAN
Le général sans guerre
Drôlement déroutant ces jours-ci pour certains de nos ex-généraux qui n'ont pas l'habitude qu'on résiste à leur volonté de se comporter en conquérants. Certains d'entre eux nous rappellent Le petit soldat qui cherchait la guerre et attendait le jour pour qu'il se lève. Et quand il rencontre enfin quelqu'un, il lui dit :
- « Bonjour, citoyen ! Je cherche la guerre. Pouvez-vous me dire où elle se trouve ? »
- « La guerre ? Par ici... Par là... Ne vois-tu pas qu'elle est partout où tu vas, méfie-toi des gendarmes de la police secrète qui te suit partout, les agents d'ordre sont malicieux. »
D'autres grands nostalgiques de la tutelle reviennent en force, profitant des déficiences fonctionnelles de la structure officielle du pays. Reçus en vainqueurs par les professionnels de la guerre, ils nous rappellent aussi les milices qui cherchaient, il y a plus d'un siècle, à détourner les pachas de l'Empire ottoman et de l'activisme politique et à former de nouveaux professionnels de la guerre, indépendants du pouvoir et qui réussirent ensuite à s'emparer de celui-ci et à imposer un régime militaire qui dure jusqu'à nos jours .
C'est là que réside le danger. Sommes-nous à la veille d'un coup d'État si l'on ne dérape pas cette fois vers une longue guerre confessionnelle à l'irakienne ? Espérons que non.
Antoine SABBAGHA
Vers où s'achemine le pays si nos responsables se contredisent en s'isolant, chacun dans son camp, pour des raisons d'ordre personnel et, hélas, communautaire, tout en négligeant les valeurs de notre démocratie dont ils ternissent l'image ? Qu'attendent-ils pour se réunir afin d'aboutir à un consensus pouvant déboucher sur un début d'entente ? Il est urgent de trouver une issue à cette situation ambiguë qui nous mènera vers l'éclatement des institutions. Nous, citoyens libanais, avons le droit de nous prononcer face à l'incapacité de nos dirigeants. Préservons le fonctionnement de notre Constitution. Laissons notre pouvoir exécutif accomplir son devoir concernant les assassinats des...


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